• Le MANOIR de la BERARDIERE

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    Le Manoir de La Bérardière réunit un magnifique ensemble édifié dans les dernières années du XVII ème siècle.

     

    Deux pavillons gardent l'entrée du domaine qui réunit un passage charretier et deux portes pour gens à pied. À l'angle externe de chaque pavillon s'accroche une tourelle chapeautée d'un cône d'ardoises et percée de meurtrières, ce qui rappelle le souci de défense du bâtisseur.

     

    Au font de la cour d'honneur, le manoir s'impose dans sa parure de granit. Il ne comporte qu'un seul étage. La travée centrale est bordée de chaînages.

      

    Les lucarnes s'ornent de discrets frontons. Sur les deux souches monumentales de cheminées ont été disposées des boules de noblesse.

     

    En 1919, la façade arrière fut modifiée: on ajouta une tour polygonale en son centre ainsi qu'une aile en retour, sensiblement de même hauteur que le corps principal. Ces adjonctions furent faites en harmonie avec le logis d'origine.

    Le même granit fut choisi et l'ordonnance générale fut respectée; la porte de la tour fut sculptée d'une vigoureuse accolade.

      

    D'élégants massifs d'hortensias soulignent, de leurs inflorescences colorées, cette façade sans eux paraîtrait très austère.

     

    À peu de distance se dresse un important pavillon carré, de belles proportions, dont l'imposante toiture d'ardoises déborde largement. Une tourelle cylindrique à toit point accompagne cet édifice du XVI ème siècle.

     

    Quelque peu transformées dans le premier quart du XX ème siècles, les dépendances sont plus anciennes que le château; elles datent du XVI ème siècle et du début du XVII ème siècle. Les pavillons d'entrée témoignent de l'existence d'une construction antérieure.

     

    Le domaine est resté dans les mains de la famille Rousel pendant un peu plus de quatre siècle, de la fin du XIV ème au début du XIX ème siècle. La Bérradière passa en 1801 aux Bidard de La Tbierrière.

     

    SOURCES

    http://normandie-jeunesse.hautetfort.com/archives/tag/paysages%20normands/index-2.html

     

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    Le manoir de la Bérardière, situé sur le territoire de la commune de Saint-Bômer-les-Forges, dans l’Orne, sur la route de Tinchebray à Domfront est un manoir de la fin du XVIIe siècle (1695), construit, à l’emplacement de constructions antérieures, pour Jacques de Roussel, avocat, lieutenant criminel à Domfront, avec un bâtiment principal, une cour d’honneur et deux pavillons d’entrée.

      

    Une Association des Amis de la Bérardière, créée en 2008, a pour objectifs de sauvegarder le domaine, de veiller à son entretien et de le mettre en valeur par l'organisation de manifestations culturelles.

    Histoire

    En 1461, l'arrière-fief de la Bérardière entra dans la famille Roussel par le mariage de Jehan Roussel, écuyer, originaire de Chérencé-le-Roussel[, dans la Manche, avec Augustine Hallé de Jumilly, dame de la Bérardière

      

    Selon d'autres sources, c'est le 22 juillet 1398 que la Bérardière passa dans la famille Roussel, par un échange de cette terre, appartenant à Perrin Furon, contre celle de la Thiboudière et de la Brionnière, appartenant à Jehan Roussel, écuyer, et sa femme Perrette Fourré.

    Les Roussel n'ont jamais été anoblis mais possédaient des charges anoblissantes, qu'ils ne pouvaient, en principe, transmettre à leurs descendants ou à leurs collatéraux.

     

      

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    La charge la plus souvent exercée par les Roussel est celle d'avocat. Ils se rattachaient ainsi à la noblesse de robe. Même si quelques Roussel cultivaient eux-mêmes leurs terres, nombre d'entre eux se sont toutefois illustrés dans la magistrature, l’Église ou la science.

      

    On peut citer, entre autres, Henri-François-Anne de Roussel, professeur de médecine à l'Université de Caen et Jean-Henry Roussel de la Bérardière, professeur de droit dans la même université.

    En 1695 ou 1697, Jacques de Roussel, avocat, lieutenant en l'élection de Domfront, fit construire le manoir tel qu’on le connaît aujourd’hui. Outre la Bérardière, les Roussel possèdaient de nombreuses terres à Saint-Bômer-les-Forges: la Bouverière, la Benoistière, la Prairie, la Maigrère, la Rainfrère, Montpatry, etc.

      

    Ils prirent l'habitude d'ajouter le nom de leur terre à leur nom de famille afin de se distinguer les uns des autres, bien qu'ils fussent tous cousins. L'usage de la particule semble s'être développé surtout à partir du XVIIe siècle.

    Sous la Révolution, la Bérardière joua un rôle important dans la chouannerie normande. Le général de brigade Guidal, qui commandait le département de l'Orne, y rencontra le baron de Commarque, colonel de la division de Flers (1799-1800) dans l'Armée catholique et royale de Normandie, lequel résidait alors à la Bérardière où il avait établi son état-major.

      

    Louis de Frotté y vint régulièrement à la même époque. Il y reçut, du général Guidal, un sauf-conduit pour se rendre à Verneuil-sur-Avre, devant lui permettre de négocier une trève .

    En 1801, Jean-Henry Roussel de la Bérardière meurt, sans postérité, à la Bérardière. En 1802, Marie-Rose, fille de François-Henri de Rousselépouse H. Bidard de la Thiérière et hérite du manoir. Leur fils, Georges, lègue le domaine à son cousin, Émile Bidard-Huberdière.

    Au début du XXe siècle, deux artistes peintres s'intéressèrent au manoir. En 1908, à l'invitation du Docteur Bidard, Gaston La Touche et Charles Léandre se rendirent à la Bérardière. Un pastel sur toile de Léandre, daté de 1905, s'intitule Le Château de la Bérardière.

      

    En 1910 ou 1911 Émile Bidard-Huberdière lègua la Bérardière à Georges Henri Roulleaux-Dugage, évitant ainsi le morcellement du domaine et sa probable mise en vente .

    Le manoir est inscrit aux Monuments historiques par arrêté du 3 mai 1974 et le parc par arrêté du 15 novembre 1995. Il se visite uniquement sur rendez-vous.

      

    Quant au parc, il se visite librement le dimanche. Les Journées européennes du patrimoine sont parfois l’occasion d’une ouverture exceptionnelle, comme ce fut le cas en 2009.

      

    Le 14 mai 2011, le manoir participe au Festival Pierres en Lumières, organisé par le conseil général de l'Orne.

      

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    Description

    Un jardin à la française, clos de mur, avec un petit escalier de pierre et portes, jouxte le bâtiment central. A l’angle du jardin se dresse un imposant pavillon carré, dit « Pavillon des Archives », aménagé en bibliothèque au XVIIIe siècle. Il est flanqué d’une tourelle élancée de style Renaissance, datant de la fin du XVe siècle.

      

    Un escalier extérieur permet d'accéder, au premier étage, à une pièce unique, comportant une belle cheminée en granit. La bibliothèque contient le chartrier de la Bérardière, dont certaines archives datent du XVe siècle, ainsi que des ouvrages rare.

      

    A l’angle opposé, une petite chapelle, construite en 1745 et consacrée l'année suivante, est dédiée à Saint François-Xavier. Elle abrite un autel de style Louis XIV en bois sculpté et doré, ainsi que des stalles en chêne. Deux vitraux sont disposés de chaque côté.

     

     

      

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    Le bâtiment central, rectangulaire, est construit en granit. . L'entrée, après avoir monté quelques marches, donne sur un grand escalier en chêne avec marches en briques. Des boiseries décorées, surmontées de peintures en camaïeu. remontant à la moitié du XVIIIe siècle, ornent la salle-à-manger et le bureau. À gauche s'ouvre un salon Louis XV, suivi d'un salon Louis XVI dont les boiseries sont décorées de scènes de chasse.

      

    L'étage contient quinze chambres[19], dont une ornée de boiseries Louis XIV avec un grand lit à baldaquin.

      

    On peut voir un portrait de Jean-Henry Roussel de la Bérardière, ainsi que de nombreux dessins au crayon en deux couleurs que ce dernier exécuta entre 1794 et 1798, représentant ses amis ou ses voisins. On remarque aussi des tapisseries des Gobelins des XVIe siècle, XVIIe siècle, et XVIIIe siècle et un portrait de Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais, ancêtre des propriétaires actuel.

    Au-dessus d’une toiture d’ardoise se dressent deux monumentales cheminées ornées des « boules de noblesse ».  particularité décorative propre au Domfrontais du XVIIe siècle L’entrée, dans le prolongement d’une longue avenue boisée, se compose d’une cour d’honneur encadrée par deux pavillons à tourelles avec meurtrières, rappelant le caractère défensif de l'habitation initiale.

      

    Un portail réunit les deux pavillons, se composant d’une porte charretière et de deux portes piétonnières.

     

     

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    Au-dessus de l’une de ces portes piétonnières (porte gauche) a été sculpté le blason des Roussel qui se lit ainsi : D’argent, de cœur de gueules, entouré de trois trèfles de sinople, posés 2 en chef et 1 en point.  Les Roussel ont en fait repris le blason des Hallé de Jumilly, en y ajoutant le cœur de gueules au XVIIe siècle.

    Autour de la grande avenue bordée d'arbres séculaires, ont été aménagées, au XVIIIe siècle, des promenades sur de larges talus[9], dont on a pu souligner l'intérêt ethnologique. Le bois a complètement disparu après la tempête de 1999, mais il a été replanté dans le même esprit.

    Entre 1912 et 1919, à l’initiative de la famille Roulleaux-Dugage, des modifications sont apportées : une tour polygonale est construite au centre de la façade arrière, ainsi qu’une aile en retour, dans le même style que le manoir.. Les dépendances, après avoir subi quelques transformations au XXe siècle, datent du XVIe siècle et du début du XVIIe siècle

    Des écuries, dans le style vieux-normand, ont également été construites.

    Seigneurs et propriétaires

    • Aveline Le Maignan, marié à Gilonne de Saint-Bômer
    • Jehan Roussel, avocat, garde des sceaux de Carentan (1443), , époux de Perrette Fourré, dame de la Bouvérière et de la Benoistière, vers 1440-1450.
    • Jehan Roussel, sieur de la Bouvérière, marié, vers 1480, à Augustine Hallé de Jumilly, dame de la Bérardière.
    • Mathurin Roussel, sieur de la Bouvérière, de la Benoistière et de la Bérardière, exempt-archer de la garde du Duc d'Alençon, puis laboureur de ses terres de la Noé-aux-Geais, marié à Julienne Philippe, assassiné en 1530 par Gilles Pellier, sieur de la Faudrie.
    • Guillaume Roussel, sieur de la Bérardière, marié à Madeleine Le Court.
    • Michel Roussel, avocat, sieur de la Bérardière, marié à Jeanne Barré, puis, en secondes noces, à Marie de Bizeul.
    • Charles de Roussel (mort en 1642), avocat au Grand Conseil, sieur de La Bérardière et de La Geslinière époux de Françoise Coignard (morte le 12 décembre 1665).
    • Jacques de Roussel (né en 1641), sieur de La Bérardière, avocat, lieutenant criminel en l'élection de Domfront époux de Jacqueline le Riboullé.
    • Henri-Claude de Roussel, sieur de la Bérardière, secrétaire du Roi, maison et couronne de France, lieutenant criminel à Domfront, né en 1669, marié en 1711 à Marie-Henriette de Beaurepaire.
    • Jean-Henry de Roussel, sieur de la Bérardière, professeur de droit, marié en 1750 à damoiselle Jeanne Eléonore Tenneson.
    • H. Bidard de la Thiérière, marié à Marie-Rose de Roussel.
    • Georges Bidard de la Thiérière.
    • Emile Bidard-Huberdière.
    • Georges Henri Roulleaux-Dugage.
    • Henri-Jean Roulleaux-Dugage.

      

    SOURCES

    wikipedia

     Fichier:Bérardière.jpg

     

     

     

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