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    Les Francs

     

     

    Ces Germains occidentaux que sont les Francs n'ont pas réalisé de grands déplacements en Europe.

     

      

      

    Leurs cavaliers apparte­nant à l'aristocratie franque, étaient armés d'une épée
    longue, d'une hache de jet (francisque), d'une lance et d'un long javelot angon.

    A la différence des Germains orientaux, les Francs n'ont pas réalisé de grandes migrations à travers l'Europe.

      

    En revanche, les guerres incessantes entre tribus ennemies voisines ont eu pour conséquences de nombreux petits déplacements territoriaux. La particularité des Francs repose sur la formation d'une ligue issue de diverses populations: les Chamaves, les Bructères, les Tenctères, les Usipètes, les Amsivariens, etc.

      

    Les Francs étaient de redoutables guerriers et des marins accomplis.

      

    D'un point de vue archéologique, on ne sait pas différencier ces populations et leur histoire matérielle au IIIe siècle reste très méconnue.

     

     

    File:Grégoire de Tours, Histoire des Francs, livres 1 à 6-Initiale P en forme de poisson ouvrant le livre consacré à Clovis.jpg  

      

     Français : Grégoire de Tours, Histoire des Francs, livres 1 à 6.

    Initiale P en forme de poisson ouvrant le livre consacré à Clovis. Luxeuil ou Corbie, fin du VIIe siècle. BnF, Manuscrits, Latin 17655 fol.13v-14.

    Transcrit dans une écriture cursive difficile à lire, ce célèbre ouvrage relatant l'histoire mérovingienne est orné d'initiales dont les motifs géométriques ou zoomorphes cloisonnés et rehaussés de couleurs vives illustrent bien le vocabulaire décoratif pratiqué en Gaule au VIIe siècle.

     

    Pratiqué sur le continent durant les VIIe et VIIIe siècles, en particulier à Bobbio, Luxeuil et Corbie, le style mérovingien se caractérise par ses initiales multicolores, inspirées des émaux cloisonnés qui ornaient les bijoux. Les initiales, comme ici, sont souvent composées de poissons et d'oiseaux stylisés, dont les formes arrondies s'adaptent à la structure de la lettre : le début du second livre, consacré à Clovis, est ainsi orné d'un P à la boucle en forme de poisson.

      

    Ces initiales rouges, jaunes et vertes sont typiques d'un décor que le scriptorium de Luxeuil contribue à diffuser ; elles sont dues aux copistes, habituellement auteurs à cette époque à la fois de l'écriture et de la décoration.

     

     

     

      

    Leurs incursions en Gaule sont cependant prouvées dès 238 par la multiplication des trésors monétaires dans toutes les contrées limitrophes du Rhin et notamment sur le territoire de la Belgique actuelle.

      

    L'armement des Francs était probablement proche de celui des Germains de l'Elbe. Leur lance était légère avec une longue flamme triangulaire, leur bouclier rond, en bois et avec un centre conique en fer. Ils devaient aussi se servir de javelots et de haches.

     

     

    Fibule ronde mérovingienne en bronze

      

    Fibule ronde mérovingienne en bronze, recouverte d'or et de
    pâtes de verre décou­verte dans une nécropole. (VIIe siècle.)

      

    Les campagnes guerrières n'avaient généralement pas lieu en hiver ni pendant les récoltes estivales qui permettaient de moissonner le blé et l'avoine.

    Les terres cultivées subissaient une rotation de culture environ tous les deux ou trois ans.

      

    Les hommes étaient d'habiles forgerons et le commerce avec les régions méditerranéennes développé.

     

     

    Fibule mérovingienne en argent doré, VIe siècle.

      

      

    Les femmes franques étaient enterrées avec leurs objets de toilette
    et leurs bijoux. Fibule mérovingienne en argent doré, VIe siècle.

    Au IVe siècle apparaissent en Gaule des inhumations qui tranchent avec le contexte funéraire gallo-romain. D'une part, les défunts sont orientés la tête vers le nord, comme dans presque toutes les tombes germaniques.

     

      

    D'autre part, les hommes sont enterrés avec leurs armes et les femmes avec leurs bijoux, leurs paires de fibules en métal précieux et leurs ustensiles de toilette. Les objets accompagnant les défunts sont aussi luxueux pour l'époque : verrerie, récipients en métal ou en bois.

      

    Ces pratiques funéraires s'étendent aussi à l'extérieur des frontières de l'Empire où les inhumations plus modestes ont duré jusqu'au Ve siècle.

      

    Pour les historiens, ces tombes luxueuses sont le reflet d'une population de nouveaux riches barbares.

     

      

      

      

    Commerçants ou fervents défenseurs de l'Empire qui les rétribuaient en conséquence, ils ne cachaient pas leur richesse. Au contraire, plutôt fascinés par les coutumes romaines, ils adoptaient - en partie - les pratiques funéraires de la Gaule romaine.

     

    http://www.lecerclemedieval.be/histoire/francs.html

     

     

     

     

     

     

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