• Faienceries d'Art de MALICORNE ( Sarthe )

     

     

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    La faïence de Malicorne regroupe les productions

    des manufactures

    de Malicorne-sur-Sarthe 

    depuis le XVIIIe siècle.

    Visite des ateliers

    La visite guidée des ateliers permet de découvrir toute la fabrication d'une faïence dans le respect des traditions des grands maîtres du XVIIIe siècle : de l'argile extraite des carrières à la cuisson finale en passant par l'ajourage, spécialité de Malicorne, la faïencerie vous ouvre les portes sur un univers chargé d'art et d'histoire.

     

    VILLE DE MALICORNE sur SARTHE

    Malicorne sur Sarthe, située au cœur de la Vallée de la Sarthe en bordure de rivière, est réputée pour sa tradition faïencière depuis plusieurs siècles. La renommée du village, labellisé « Ville et Métiers d’Art », et de son musée Malicorne Espace Faïence, labellisé Musée de France, favorise l’installation d’artisans d’art autour des Arts du feu. C’est ainsi que l’on peut découvrir la Faïencerie d’Art de Malicorne, la Faïencerie d’Art du Bourg Joly, la boutique de peinture sur porcelaine « l’Echoppe à porcelaine », l’atelier du céramiste Antoine Drouillaux ou encore la verrerie d’art « le Cottage d’Atalante ».  

    A cette tradition des Arts du feu vient s’ajouter un patrimoine bâti exceptionnel et très bien valorisé : l’Eglise Saint Sylvestre du XIème siècle et son magnifique gisant de style gothique, le château inscrit à l’inventaire des Monuments Historiques et les Moulins, qui témoignent d’un passé encore récent où la rivière constituait une véritable source d’énergie. Les promeneurs peuvent également découvrir le côté pittoresque de la rivière et le charme de ses paysages préservés grâce aux locations de bateaux, canoës et pédalos de l’office de tourisme. Enfin, ne manquez pas les incontournables rendez-vous que sont la braderie-brocante, le marché nocturne, le marché biologique, la fête de la poterie, les journées européennes du patrimoine et les chemins en couleurs.

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    Décor de BEATRIX POUPARD XVIIIè siècle

     

    C'est en 1747 qu'une première faïencerie est fondée à Malicorne par Jean LOISEAU. L'abondance de l'argile et de bois pour alimenter les fours de cuisson ont sans aucun doute largement contribué à attirer ce premier faïencier, de même que le port situé sur la rivière: les bateaux à fond plat naviguaient sur la Sarthe pour rejoindre Le Mans au Nord ou Angers et Nantes au Sud.

     

    Jean LOISEAU s'installe dans une ancienne auberge, “Le Plat d'Étain ”, dont sa manufacture gardera toujours le nom. Il engage quelques ouvriers originaires de la région (la Sarthe connaît déjà une activité céramique importante), et fait surtout venir de centres faïenciers français comme Nevers des peintres ou des tourneurs. Ainsi, à côté d'une production réservée à l'usage domestique (plats, assiettes, rôtissoires et autres ustensiles de cuisine), des faïences décorées dans le goût de Rouen et de Nevers sortent des fours de Jean LOISEAU.

     

    Manufacturier avisé, Jean LOISEAU développe son activité et améliore sa production qui conserve toutefois un caractère naïf ou rustique très plaisant, empreint de spontanéïté. Son fils Jean-Louis LOISEAU, appelé à lui succéder, travaille à ses côtés. Quand en 1785 Jean LOISEAU marie l'une de ses filles avec un commerçant de Saint-Domingue, Jean-Louis accompagne sa sœur pour un voyage vers la colonie française. À son retour à Malicorne, Jean-Louis LOISEAU exécute en souvenir une figurine: une créole assise sous une branche fleurie, tenant à la main un perroquet. Il s'agit là d'une pièce unique et surprenante.

    Bourg-Joly Malicorne - Corbeille ronde ajourée large - Ø 18 cm

    Autres vues

    Corbeille ronde ajourée large en faïence de Malicorne.

    Décor : Moustiers polychrome

    Diamètre : 18 cm

    Entièrement fait et peint à la main.
    Made in France
    Fabricant : Faïencerie d'Art Bourg-Joly (depuis 1747) à Malicorne - France.  
     

      

    LIEN - http://www.arts-traditions.fr/product.asp?strParents=82&CAT_ID=99&P_ID=483

      

     

     
     

    Dès la fin du XVIIIème siècle, une nouvelle faïencerie est fondée à Malicorne par Guillaume RABIGOT, originaire de Nevers et ancien ouvrier tourneur en faïence de Jean LOISEAU. En 1835 enfin, une troisième faïencerie voit le jour dans l'ancien prieuré du village, accolé à l'église, tout au bord de la rivière. Différents faïenciers se succèdent à la tête de ces faïenceries qui produisent surtout, comme au XVIIIème siècle, une faïence courante et usuelle.

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    C'est à partir de la fin du XIX ème que les faïenciers de Malicorne se mettent à produire de façon plus régulière des faïences décorées, copiées sur des modèles déjà anciens de Nevers, Rouen, Strasbourg, Moustiers ou Marseille. Dès les années 1890, Léon POUPLARD (1865 - 1954), alors jeune faïencier, introduit à Malicorne les décors bretons inspirés des productions de Quimper. Ces décors connaissent alors un très vif succès et font connaître Malicorne. Si des procès pour contre-façon opposent Quimper et Malicorne dès 1897, les dessins de ces personnages en costumes régionaux posés sur toute sorte de formes sont exécutés dans différentes manufactures de Malicorne jusqu'à la veille de la seconde guerre mondiale.

     

      Un coin du Musée

    Les Faïenceries d'Art de Malicorne sont fondées en 1924 par un ancien ouvrier de Léon POULARD:

    Émile TESSIER (1887 - 1971). Dans ses ateliers, la technique de l'ajourage s'impose très rapidement et devient une spécialité devenue aujourd'hui incontournable. Les décors reprennent les motifs devenus classiques de grandes faïenceries françaises ou européennes du XVIIIème siècle.

    Ateliers d'art Tessier - Le tourneur

     

    Atelier Emile TESSIER

     

    Victor DESCHANG 

    devient le directeur des Faïenceries d'Art de Malicorne en 1984.

    Tout en préservant les techniques traditionnelles de fabrication, ses créations apportent à la faïence de Malicorne une touche de modernité.

    C'est ainsi qu'aujourd'hui un vase à décor de Rouen, copie du XVIIIème siècle, croise au hasard de la fabrication une lampe dont l'ajourage évoque les tournesols de Van Gogh dans une valse ininterrompue

    de formes et de couleurs.

     
    Les Ateliers

     

    Découvrez l'alchimie secrète de la préparation de la terre toujours puisée à Malicorne même et la recette de l'émail blanc et pur, transmise et préservée depuis des générations.

    Notre atelier est ainsi le dernier à extraire et à travailler la terre de Malicorne qui donne à nos ajourés cette finesse incomparable.

      

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    VISITES GUIDEES DES ATELIERS

     

    Particuliers : du 1er avril au 30 septembre sans réservation.

    Du mardi au samedi (sauf jours fériés) départs de 9h00 à 11h00

    puis de 14h00 à 16h45.

     

    Le samedi (sauf jours fériés) départs de 9h00 à 11h00

     

    puis de 14h00 à 15h45.

     

    Groupes : du 1er mars au 15 octobre sur réservation.

     

     

     

    Du mardi au samedi (sauf jours fériés) départs de 9h00 à 11h00 puis de 14h00 à 16h45.

     

    Le samedi (sauf jours fériés) départs de 9h00 à 11h00 puis de 14h00 à 15h45.

    Durée de la visite : 45 minutes environ.

     

     

    Renseignements et réservations :

    Par téléphone au 02 43 94 81 18

    Par Fax au 02 43 94 73 03

     

    Par courriel à fam.malicorne@wanadoo.fr

     

    AVIS personnel : CES ATELIERS MERITENT UNE VISITE qui vous ravira tout le restant de votre vie...... une pure merveille ; les artisans faienciers, des artistes, des créateurs, et qui font perdurer ces magnifiques faiences, le savoir faire des ouvriers faienciers, des potiers, un des plus ancien métier du monde, un des plus beau...notre Patrimoine... Malicorne sur Sarthe, une merveilleuse région Française.

     

     

     

     
     

    L'histoire des faïenceries de Malicorne est longue et complexe. Elle a surtout été marquée par quelques personnages dont les noms sont aujourd'hui associés à des œuvres, des styles particuliers ou des périodes de production.

    Malicorne 100
     

     

    Né en 1721 en Touraine, Jean LOISEAU est le fondateur en 1747 de la première faïencerie de Malicorne. Il installe sa manufacture dans une ancienne auberge “Le Plat d'Étain”, nom que conservera sa manufacture. Il fait venir à Malicorne des peintres en faïence comme Benoît TOMBERET ou des tourneurs comme Pierre et Guillaume RABIGOT, tous trois originaires de la ville de Nevers. La production est très influencée par ces ouvriers: le style de Nevers mais aussi celui de Rouen sont repris à Malicorne. Les marchandises sont expédiées vers les villes du Mans ou d'Angers toutes proches, avec les bateaux qui circulaient sur la Sarthe. Quand Jean LOISEAU meurt à Malicorne en 1785, son fils Jean-Louis lui succède à la tête d'une manufacture déjà bien établie.

     
      

    Associé au travail de son père depuis son plus jeune âge, Jean-Louis LOISEAU est un maître de manufacture entreprenant. Sa plus grande réussite est sans doute sa participation en 1804 à l'exposition industrielle organisée par CHAPTAL, alors ministre de l'industrie de NAPOLÉON sur l'esplanade des Invalides à Paris.

    Outre une faïence toujours décorée dans les styles de Rouen ou Nevers, sa production est comme au temps de son père utilitaire, ses qualités essentielles étant selon les chroniqueurs de l'époque d'être résistante et de bien tenir au feu.

     
      

    Peintre et sculpteur originaire de Nevers, François Lachasseigne travaille à Malicorne entre 1850 et 1860. Il y réalise une grande qualité d'objets en faïence, de style gothique comme des fontaines, ou des écritoires, des bénitiers ainsi que des statues. Grâce à son travail, les faïenciers de Malicorne qui alors produisent essentiellement de la vaisselle courante se tournent vers une fabrication plus élaborée. Les oeuvres de François Lachasseigne ont été éditées par Malicorne jusqu'à la fin du XIXème siècle. Aujourd'hui assez rares, elles sont très recherchées par les collectionneurs.

     
      

    On doit en grande partie à André Arondel les débuts de la production de faïences artistiques à Malicorne à la fin du XIXème siècle. Beau-frère d'un faïencier de Malicorne, André Arondel réalise dans des ateliers principalement destinés à la fabrication des faïences communes des pièces décorées dans le goût des majorliques italiennes. On lui doit également un exceptionnel panneau de faïence composé de trois carreaux intitulé " La guerre de Troie " et dont la composition s'inspire d'une suite de tapisseries.

     
     
     

    (1865 - 1954) Né à Angers en 1865, Léon POUPLARD épouse en 1888 à Malicorne Marie-Angèle BÉATRIX, fille d'un faïencier. C'est ainsi qu'il devient à partir de 1890 faïencier à son tour, dans la manufacture fondée en 1747 par Jean LOISEAU. Léon POUPLARD marque surtout la production de Malicorne quand il y introduit les décors genre Quimper dans les années 1890, à la suite d'un voyage en Bretagne. Malgré des procès avec les fabricants de Quimper, ce style qui connaît un vif succès sera repris par d'autre fabriques de Malicorne.Avec Léon POUPLARD, la production se diversifie: sujets religieux, animaux sauvages ou domestiques, décors de Marseille, Moustier, Delft. N'ayant pas d'enfant, la faïencerie de Léon POUPLARD ferme, faute de repreneur en 1952, deux ans avant sa mort.

     

      

     

     
      

    (1887 - 1971) Émile TESSIER est né à Malicorne, dans le monde de la céramique en 1887. Très jeune, il devient l'élève de Léon POUPLARD et se distingue par ses qualités. Il fonde ses propres ateliers à Malicorne en 1924, qui devaient devenir plus tard les Faïenceries d'Art de Malicorne. Émile TESSIER s'entoure de collaborateurs et d'artistes talentueux et ensemble, ils donneront un formidable élan à Malicorne. Avec lui se développe le travail de l'ajouré qui a en grande partie fait la réputation des faïences de Malicorne.

     

    Les Animaux

    Toutes les faïences fabriquées dans nos ateliers qui vous sont proposées ici portent la marque " Faïenceries d'Art de Malicorne - F.A.M. ". La signature F.A.M. est la garantie d'une production artisanale de nos matières premières dans la tradition des maîtres faïenciers du XVIIIe siècle et de la réalisation des décors peints à la main.

     

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    Malicorne 059 

    http://jupilles.valleeduloir.over-blog.com/article-les-faiences-de-malicorne-73693538.html 

        Malicorne 017

     

     

     

     

     

     Malicorne 021
     

    Photographies non contractuelles

      http://jupilles.valleeduloir.over-blog.com/article-les-faiences-de-malicorne-73693538.html 

     

     

    EQUIPE DE BOURG JOLY année 1950

      

    LIEN : http://www.bourg-joly-malicorne.com/histoire.php

    Faïencerie Bourg-Joly Malicorne - Faïences de Malicorne - depuis 1747

    http://www.bourg-joly-malicorne.com/boutiques.php

      

     

       

    Né à Metz en 1942, Victor DESCHANG devient le directeur des Faïenceries d'Art de Malicorne en 1984.

    Tout en préservant les anciennes techniques de travail au sein des ateliers créés par Émile TESSIER et en conservant

    une production traditionnelle, Victor DESCHANG,

    formé à l'école des Beaux-Arts, crée de nouvelles formes et de nouveaux décors qui s'intègrent parfaitement

    aux styles de Malicorne.

    La préservation des structures et du patrimoine de la faïencerie permet aujourd'hui encore de réaliser des faïences

    qui n'ont rien à envier aux modèles du XVIIIème siècle.

      

    "Aujourd'hui, le silence de la faïencerie protège encore un art dont les gestes sont toujours restés les mêmes... habileté, précision, maîtrise... à Malicorne, rien ne naît sans patience, rien n'est beau sans passion, rien n'est vrai sans respect."

     L'argile qui doit servir à la fabrication des formes est extraite d'une carrière située à la sortie de Malicorne. Brute et impure, elle doit subir tout un processus de préparation pour pouvoir être utilisée en atelier. La terre est mélangée avec une argile d'une localité voisine,

    La Chapelle d'Aligné, et avec de l'eau. Malicorne 095

     

     

    Elle séjourne ainsi une semaine dans des bacs avant d'être versée dans un malaxeur pour être broyée. Un ajout important d'eau la rend liquide. Elle est alors tamisée puis s'écoule dans un grand bassin de décantation. Après une semaine de repos durant laquelle l'excédent d'eau est éliminé par un trop-plein, la terre toujours liquide, alors appelée barbotine, est versée dans des formes de plâtre. Ces formes absorbent l'eau pendant deux à quatres jours : la terre est alors assez dure pour être ramassée, mise en pains et stockée en cave pour une durée minimale de deux années. Ce vieillissement en cave a son importance: les matières organiques encore présentes dans l'argile s'éliminent et la terre obtient alors des qualités plastiques idéales pour le façonnage des formes.

     

     

    Vue du Barrage

     

    L'ingrédient essentiel de l'émail est la calcine: un mélange d'oxydes de plomb et d'étain dont la qualité sera déterminante pour sa blancheur. Des lingots de plomb et d'étain sont fondus dans un four alimenté avec du bois. Les flammes viennent lécher le métal qui rapidement entre en fusion.

     
    La porte du four reste ouverte pour permettre à l'air d'entrer et rapidement une couche poudreuse d'oxyde, la calcine, se forme à la surface du bouillon de métal. La calcine est récupérée puis mélangée avec du sable de Nevers, du sable et du borax. Tous ces ingrédients sont déposés dans un four alimenté au charbon. A la température de 1000° C. environ, les poudres entrent en fusion et sont précipitées dans une fosse remplie d'eau. Par ce refroidissement brutal, on obtient des blocs solides d'émail brut qui sont ensuite finement broyés jusqu'à l'obtention d'une poudre qui mélangée avec de l'eau donnera le bain d'émail.

    Malicorne CITE DE LA FAIENCE 

        

    Habile et précis, le geste du tourneur imprime à l'argile une courbe régulière, un galbe précis. L'art du potier fascine et l'on reste impuissant à vouloir décrire avec des mots ces sensations intimes entre l'artiste et la matière. Le tournage est employé pour la fabrication des formes rondes et lisses.

    Le calibrage permet de réaliser des modèles ronds comportant des reliefs légers comme des cannelures. Un moule de plâtre s'adapte sur un tour de potier muni d'un bras mécanique articulé. Il suffit de placer une balle de terre au fond du moule et de le faire tourner rapidement. En abaissant le bras mécanique, un gabarit appelé estèque pénètre dans le moule et comprime l'argile sur ses parois. Après quelques heures de séchage, il est possible de récupérer la forme. Les autres formes sont obtenues par estampage: on utilise des moules de plâtre qui se décomposent en plusieurs parties. Chaque élément est garni à la main d'une plaque de terre, puis le moule est recomposé pièce par pièce. Après séchage, le moule est démonté et la forme apparaît avec ses coutures et ses imperfections. Il faudra lisser, ébarber, et parfois ajouter des éléments en relief comme des anses.

     

     

    Après quelques jours passés en cave pour se raffermir, certaines formes peuvent être ajourées. A l'aide d'un canif, l'ajoureuse découpe patiemment l'argile crue pour donner aux vases, corbeilles ou pieds de lampe une finesse et une légèreté sans pareil. Ce travail long et délicat a fait la réputation des faïences de Malicorne.

     

     

    malicorne sur sarthe06 jpg

        

    Les formes terminées sont disposées en cave pour un séchage lent et régulier. Elles sont ensuite cuites une première fois à 1050°C. La terre devient dure et poreuse, et obtient une couleur brun-rosée. Les terres cuites sont aussi appelées biscuit. Le biscuit est plongé dans le bain d'émail pour que les fines particules d'émail viennent se déposer à sa surface. Les décors sont aussitôt appliqués.

    Posées à l'aide de pinceaux, les couleurs sont toutes composées d'oxydes métalliques: cobalt pour le bleu, antimoine pour le jaune... Le silence est profond dans l'atelier de décoration. Chacun retient son souffle et l'on pourrait presque parler de recueillement tant l'attention est grande. C'est la seconde cuisson à 920°C. qui fixe les couleurs du décor sur l'émail pour rendre ces dessins vifs et inaltérables. Le feu est aussi le moment de vérité, la dernière étape où tout peut basculer: fêles et autres défauts de cuisson peuvent en une nuit ruiner le travail de plusieurs semaines.
     
    Glossaire

     Argile à l'état liquide. Mélangée avec moins d'eau pour la rendre plus ferme, la barbotine est utilisée pour le collage des reliefs: anses, prises de couvercles, etc.

     Mélange d'oxyde de plomb et d'oxyde d'étain. La calcine est le composant essentiel de l'émail. L'étain en particulier lui donne sa blancheur.

     Découpage au canif de formes crues. L'ajourage était employé dans certaines manufactures françaises du XVIIIème siècle comme Niderviller ou dans des fabriques de porcelaine au XIXème siècle (Paris, Limoges). L'ajourage est devenu une spécialité de Malicorne dans les années 1920.

       Le biscuit est une forme ayant subit une première cuisson, autrement dit une terre cuite. Le biscuit est solide et surtout poreux, ce qui permet de l'émailler par immersion dans un bain d'émail.
     Il s'agit simplement d'une fine poudre d'émail obtenue après un long broyage, mélangée avec de l'eau. Le trempage des biscuits dans le bain d'émail se fait à l'aide de pinces métalliques ou directement à la main. Cette opération délicate et qui se demande un bon coup de main ne dure que quelques secondes.  

     Le poncif est une simple feuille de papier transparent sur laquelle est dessiné le décor à reproduire. Des trous fins et rapprochés faits avec une aiguille en suivent les contours avec orécision. Le décorateur pose son poncif sur la pièce à décorer et passe par dessus de la poudre de charbon de bois finement pilé pour obtenir en pointillé le tracé du motif.


    Malicorne 099
     

    SOURCES : http://www.faiencerie-malicorne.com/la_fam/cad_la_fam.htm

    photos ajoutées google

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