• CAEN sous l'occupation - LA RESISTANCE

    CHRONOLOGIE DE L'OCCUPATION A CAEN DE: 1940-1941-1942-1943- 1944

     

    ANNÉE 1940

    Régiments formés à Caen de l'été 39 à l'été 40: 36°RI, 129°RI, 22°RA, 43°RA et 222°RA.

    A partir du 12 septembre 1939, les deux quotidiens locaux du soir: "Le Journal de Caen" et "Le moniteur du Calvados" forment une édition commune de guerre qui paraitra jusqu'au 4 juin 1944 sous le titre de : "La Presse Caennaise".

    "Photos Archives municipales de Caen". Constructions de tranchées-abris place Saint-Gilles et promenade Saint-Julien.

    Pendant toute la drôle de guerre, les élèves des Ecoles normales de filles et de garçons de Caen sont contraints de se replier sur la te, à Arromanches, pour y suivre leurs cours. Ces derniers leur sont dispens dans deux hôtels de la station balnéaire, réquisitionnés pour l'occasion.

    Avril: Le Journal de Normandie, fondé à Rouen en 1785, installe à Caen une édition locale quotidienne qui sera diffusée jusqu'au débarquement, journal bien entendu favorable à la politique de collaboration.

    16 mai : Le conseil municipal de Caen s'inquiète de l'afflux de réfugiés

    Au début du mois de juin Caen accueillait dans ses trois hôpitaux plus de 300 blessés, ils étaient 1 300 à la fin de mois.

    27 mai : Caen devient  zone des armées

    fin mai: Prières publiques à l'église Saint-Etienne.

    1 juin : L'ordre de ne pas évacuer la ville est donné

    2 juin: A Saint Etienne, une cérémonie pour la France en présence de Mgr Picaud évêque de Bayeux et Lisieux et de toutes les autorités.

    10 juin: Un énorme nuage de fumées noires obscurcit le ciel durant plusieurs heures au milieu de l'après-midi ensoleillé, c'est l'incendie volontaire des installations pétrolières du Havre, rive droite de la Seine.

    11 juin: 5 000 réfugiés arrivent par bateaux et sont en partie hébergés dans les cinémas.

    Source: Collection V. et A. Benhaïm, photo présentée page 18 de ce livre, l'exode Bd Bertrand le 16 juin au soir

     Source: annexe de ce livre; André Detolle Henry Graux 

    18 juin :  A 06H00 les Allemands venant de Falaise entrent dans une ville déserte. Une brève fusillade éclate rue des Coutures: un officier français et un soldat allemand sont blessés. Les soldats en uniformes rencontrés en ville sont désarmés et conduits à la caserne Hamelin, seul bâtiment gardé militairement par les Allemands.

    Anecdote celui qui reçoit officiellement le premier officier allemand est Joseph Poirier adjoint au maire celui qui recevra le 9 juillet 1944 le premier officier allié à se présenter à la Mairie le major britannique Helmuth.

     Les salles de cinéma sont fermées.

    Trente pillards (sur le port et à la gare SNCF) sont arrêtés et jugés le 20 juin par le tribunal correctionnel.

    19 juin: Quatre jeunes filles de Caen - Mlles Alice Taburel, 21 ans et Thérèse Beaufils, 20 ans, du Vaugueux, Yvonne Angot, 22 ans, et Madeleine Orel, 20 ans, de la rue Saint Pierre, - sont surprises à écrire à la craie, sur les murs, des injures antiallemandes. Elles seront "sévèrement admonestées". C'est sans doute le premier geste spontané de résistance à Caen.

    20 juin : Installation de la 216e division allemande dans les magasins de manutention militaire (En 2009, rue de Valleuil à Mondeville dans les locaux actuels de la Pharmacie aux Armées)

    Les centraux téléphoniques sont investis par la  Feldnachrichten-Kommandantur 25. La F. NaKdtr. 25 a été créée le 18.04.1940 à Hanovre. Le commandant était du 18/04/1940 au 01/08/1941, l’Hauptmann Heydeck, qui a été remplacé par le Major Blum. La compétence de la NaKdtr F. 25 s’étendait de Caen, aux îles Anglo-normandes. Dépend du Commandant militaire allemand en France occupée (le Militärbefehlshaber in Frankreich, MBF). A  la rubrique Mai 1942, le Nachrichtenführer, un Major de la Luftwaffe, il pourrait s'agir du Major Blum.

    Le Flughafen-Bereichs-Kommando 8/VII,Luftwaffe installe son E-M au 168 rue Caponière dans l'Ecole Normale d'Instituteurs.

    Les 150 agents de la Défense passive (DP) sont versés dans la police auxiliaire de la ville sous les ordres d'un adjoint au maire Julien Lenoir .

    22 juin : Une mutinerie éclate à la Maison Centrale de Beaulieu vers midi. L'administration pénitentiaire doit faire appel aux pompiers avec leurs lances à eau (aux Allemands selon une autre source) pour rétablir l'ordre.

    Source: Collection V. et A. Benhaïm, photo présentée page 18 de ce livre, défilé des troupes d'occupation juin 1940.

    Source: photo présentée page 7 de ce livre, les Allemands rue des Jacobins  devant le porche de la Sainte Famille, institution tenue par des religieuses, pour jeunes filles seules et nécessitantes, repas du midi et du soir avec un dortoir.

    23 juin : Installation de l'Orstkommandantur 630 au 9 rue Georges Lebret (1er étage) avec l'Hauptmann Schweikart.

    Tampon Orstkommandantur von Caen

    La Kreisskommandantur 884 au 9 rue Jean Eudes dans les locaux de l'hôtel de Ville avec l'Hauptmann Jamin.

                Le préfet du Calvados est convoqué au château de Balleroy par le Generalleutnant Hermann Böttcher  commandant des troupes d'occupation pour l'arrondissement de Caen.

    juin : La Feldkommandantur 723 (FK 723) s'installe à l'hôtel Malherbe, place Foch .

    A droite l'hôtel Malherbe réquisitionné, siège de la Feldkommandantur 723.

    24 juin : L'heure allemande remplace l'heure française, communiqué dans la Presse quotidienne caennaise: "Avance de l'heure; Afin d'unifier l'heure, la Kommandantur a prescrit d'adopter cette nuit à Caen l'heure de l'Europe centrale; à minuit, il faudra donc avancer d'une heure les montres et les horloges." (source)

    juin: Actes de pillage allemands: des chaises et des tables au Lycée Malherbe. L'Institution Saint-Joseph, rue des Rosiers, est réquisitionnée (elle le sera jusqu'en juillet 44). Un hôpital militaire (Kriegslazarett) est installé dans le Lycée de Jeunes Filles, rue Pasteur, jusqu'en avril 44.

        Pillage, par ses employés, d'un commerce du boulevard des Alliés - il a fallu une camionnette pour charger le butin, - et du magasin de vêtements du Centre d'Accueil des Réfugiés, à la gare Saint Martin : 3 arrestations dans chaque cas, Et 6 condamnations de 3 à 8 mois de prison ferme pour tentative de vol d'effets militaires dans des wagons en gare de Caen. Arrestations de 14 mineurs de 11 à 16 ans et d'un majeur de 24 ans pour le même motif.

        Les commerces abandonnés sont réquisitionnés et gardés par les volontaires de la Défense Passive. Ils seront ouverts quand les stocks du concurrent le plus proche seront épuisés, et leurs marchandises seront vendues à prix coûtant

     

    "Photo collection François Robinard avec son aimable autorisation »

    Boulevard Bertrand (entre les 2 marchés est-il indiqué au dos) le 12 juillet 1940. Photo prise par un pigiste du Journal "l'Eveil Normand" (qui cessera sa parution quelques jours plus tard, refusant la collaboration) 

     

    19 juillet : Réouverture des salles de cinéma (sauf pour le Trianon qui attendra jusqu'au 15 septembre, le Majestic est réservé à l'occupant.

    21 juillet: Le Journal de Normandie publie la liste des camps de prisonniers français à Caen: les casernes Decaen et Hamelin (en entrant dans Caen le 18 juin, les Allemands ont fait prisonniers tous les jeunes qui étaient en instance d'incorporation caserne Hamelin; une partie, les plus avisés, l'avaient quittée)

    Source: Collection Télitchko, couverture et pages de garde de ce livre, officiers place Saint-Pierre et devant la pharmacie du Progrès à l'angle de la Place Saint-Pierre et de la rue Saint-Jean.

        Il y a deux camps de regroupement des prisonniers de guerre français à Caen : le quartier Claude- Decaen et les locaux de la Foire-Exposition, place d'Armes. Des jeunes gens se proposent comme commissionnaires pour acheter en ville des denrées réclamées par les P.G., mais ils empochent les billets et disparaissent. Certains reviennent dans l'espoir de trouver une nouvelle dupe: ils sont reconnus et arrêtés.

         Pas de bus urbains: ils ont été réquisitionnés pour transporter du ravitaillement à Paris.

    6 août : La Gestapo perquisitionne la Loge Maçonnique Thémis rue Neuve Saint Jean ainsi que les domiciles des trois principaux dignitaires de la loge.

    août: Epidémie de typhoïde, 30 morts.

        La Kommandantur ordonne le départ de tous les réfugiés non domiciliés à Caen, sauf les malades et ceux qui ont trouvé une embauche, avant le lundi 12 à midi.

    16 août: Le conseil municipal de Caen vote la création d'une boucherie municipale pour réguler les prix de la viande ( ce sera un échec fermeture un mois après), et un programme de travaux pour lutter contre le chômage et donner du travail à 400 ouvriers : creusement de tranchées place Gambetta, réfection de chaussées et trottoirs et... désherbage de la Prairie.

      Outré par les sifflets qui ont accueilli, dans un cinéma, une parade des troupes du Reich présentée aux actualités, le lieutenant-colonel Elster, chef de la Kommandantur 723, ordonne une couvre-feu de 20h à 5h du matin et interdit la programmation de films.

    Des Allemands dans le château. A gauche le clocher de Saint Pierre. A droite photo Bundesarchiv. Deux soldats allemands sur le rempart ouest surplombant la rue de Geôle, les deux clochers dans le lointain sont ceux de Saint Etienne et celui à droite est celui des Bénédictines rue Elie de Beaumont. Voir 4 ans plus tard en juillet 1944. Des graffitis photographiés en 2011.

    Source. Le portail sud de la salle de l'Echiquier du château, inscription allemande au-dessus du tympan. On peut déchiffrer : Beim Pferd wie bei den Frau muß man auf Rasse schaun. Que l’on peut traduire par : Chez les chevaux comme chez les femmes, on doit regarder la race. C’est une expression assez connue en Allemagne à l’humour de garnison, ce qui est le cas ! Il faut un peu d'explication: 1. La "race" dans ce sens n'a rien à voir avec des théories sur les races ou le racisme. On dit d'une femme qu'elle est "rassig" ou qu'elle a de la race ("sie hat Rasse") quand elle a du chic, est belle et a de classe. 2. "schaun", proprement écrit "schau'n" est une abréviation de "schauen" = regarder, voir. 3. Pour que ça rime, il faut dire "Beim Pferd wie bei den Frau'n muß man auf Rasse schaun'n" ou "Beim Pferd wie bei den Frauen muß man auf Rasse schauen" ou "Bei Pferden wie bei Frauen muß man auf Rasse schauen", parce que "schau'n" ne rime qu'avec le pluriel de "Frau" (merci à Ernst von Heydebrand). Avant. De nos jours.

    24 août: Le conseil municipal vote 30.42 millions de francs (plus de 10 millions d'euros) de travaux supplémentaires de construction et d'aménagement pour lutter contre le chômage.

    21 septembre: Rétablissement de la ligne SNCF Caen-Paris par Lisieux interrompue depuis le 17 juin.

        La Compagnie des Tramways Electriques de Caen annonce une modeste reprise des lignes de bus urbains: elle n'a plus que 4 véhicules et manque de carburant.

        Les accidents avec des véhicules militaires sont de plus en plus fréquents  et souvent graves. Soumise à la censure, la presse ne mentionne pas la nationalité des véhicules, mais personne ne peut s'y tromper : les seuls véhicules militaires qui circulent sont allemands.

        Un rapport vétérinaire signale un cas de rage canine: la divagation des chiens et chats est interdite.

        Rappel de la Kommandantur: les lampes de poche et les phares de vélos doivent être de couleur bleue ou orange, le rouge et le vert étant réservés à la Police. En conséquence, les feux rouges arrières doivent être camouflés en orange.

    Source. Place du 36e, entre la garage Renault et le garage Peugeot sur la droite de la rue du 11 novembre (derrière les pancartes) , dans le fond le Monument aux morts de 1914-1918.

    Pancarte supérieure: Verpfl Amt = Verpflegung Amt = Bureau de l’Intendance

    En dessous: Heeres Kraftfahr Park 50? Aussenstelle = Antenne (succursale) d'une unité technique de réparation de véhicules de l'Armée de Terre allemande (Heer) peut être 503 ?

    A gauche, en haut:  FMV = Funk Militärverwaltung = Transmissions de l'administration militaire (certainement le grand bunker de télécommunications Wn 111 type R618 sur la place Gambetta entre la Préfecture et la Poste)

    En dessous: Kriegs Lazarett = Hôpital militaire, l'hôpital civil avenue Georges Clemenceau réquisitionné par les Allemands

    En bas: MVSt = Militärverwaltungstab = Etat-major de l'administration militaire

     Source photo de gauche - Photo de droite coll. franavia. Le Monument aux morts de la guerre de 1870 (Aux enfants du Calvados) à l'entrée du Quai de Juillet (place du 36e RI). La statue de bronze a été fondue durant l'Occupation (après ce cliché) et le reste entièrement détruit dans les bombardements de 1944. 

    14 et 22 octobre: La Gestapo perquisitionne le domicile et interroge le vénérable de la loge Thémis.

    21 octobre : Tracts distribués à Caen reproduisant un discours de Churchill .
    octobre : Henri Leveillé , agent de Caen-Central, organise la résistance des P.T.T. qui couvrira une grande partie du département à partir de mai 1941

        Réouverture du théâtre de Caen, avec un illusionniste et un chansonnier montmartrois.

     

        La Feldkommandantur interdit les Chantiers de la Jeunesse , les Compagnons de France (deux organisations de jeunes créées par Vichy) et le scoutisme.

     

    24 octobre: Pour la première fois le terme "marché noir" est utilisé dans "La Presse Quotidienne Caennaise".

     

    25 octobre: "la Presse Quotidienne Caennaise" devient "la Presse Caennaise" tout court, sur deux à quatre pages grand format.

     

        L'Hauptmann Schweikart, commandant l'Orstkommandantur 630 de Caen, annonce que 100 PV ont été dressés en une semaine pour infraction au camouflage des lumières.

     

    30 octobre: obligation est faite aux restaurateurs d'exiger les tickets d'alimentation correspondant aux repas qu'ils servent.

     

    Tout est contingenté avec des tickets

     

        La municipalité exige que les ordures ménagères soient incinérées avant d'être mises dans les poubelles, pour gagner du volume et économiser du carburant pour leur enlèvement. Mais avec quel combustible?

     

    Source: Collection Télitchko, page 15 de ce livre, Allemands dans un camion près de l'église St Pierre

    novembre: La ville de Caen acquière  8 000 stères de bois dont les trois quarts pour les boulangeries et les commerces.

        Les Juifs de Caen sont invités à se présenter au service étranger du commissariat munis de leur carte d'identité.

        A la demande du médecin-chef de la Kommandantur, le maire interdit de déverser les eaux usées dans les caniveaux, pour raison d'hygiène. Beaucoup d'immeubles de Caen ne sont pas encore raccordés au tout-à-l'égout.

     

    11  novembre: manifestation publique et spontanée de résistance à l'occupant, avec une cérémonie improvisée au Monument aux morts de 1914-18, place Foch ... devant l'hôtel Malherbe, siège de la Kommandantur. Des participants sont arrêtés et inscrits sur une liste de suspects à emprisonner en priorité comme otages. En 1940, plusieurs seront arrêtés à ce titre, en représailles d'attentats, et envoyés dans les camps de concentration nazis, dont beaucoup ne reviendront pas. (pas une ligne dans la presse locale, qui évoque en revanche la manifestation sur la tombe du Soldat Inconnu, le même jour à Paris)

     

    Source - Le quartier Lorge dans le fond le clocher de la chapelle de la Visitation et à gauche les flèches de Saint Etienne.

     

        Le premier Foyer Municipal de la Jeunesse est créé dans les locaux du Patronage Saint Pierre, rue des Cordes

        Faute de chauffage et d'éclairage, la préfecture fixe les heures d'ouverture et de fermeture des' bureaux, usines, ateliers, commerces, établissements d'enseignement  et et administrations à 9h30 et 18h. Seuls les magasins d'alimentation sont autorisés  à ouvrir à 8h30 et à fermer à 19h.

    28 novembre:  le conseil municipal de Caen vote des crédits de 600 000 Fr. (près de 200 000 euros) peur constituer des stocks de bais, de pommes de terre et de légumes secs, et de 1,25 million de Fr. (plus de 400 000 euros) pour une réserve de farine.

     

    28 novembre: Coupure de câbles téléphoniques route de Falaise. La Kommandantur interdit la circulation de 19h à 8h du 2 au 10 décembre, mais le maire obtient une "rallonge" de deux heures. Tous les hommes de 18 à 60 ans sont réquisitionnés pour garder le câble sur 2 km. Le maire, ses 5 adjoints, des conseillers municipaux, l'ancien député et ministre Camille Blaisot prennent la première garde.

     

    Source: annexe de ce livre

    décembre: La ville essaye de constituer des stocks de bois soit en s'en procurant 4135 stères dans la forêt de Balleroy et 4 500 autres provenant des coupes des Domaines soit en décidant l'abattage des arbres du Cours Caffarelli pour 2 500 stères.

     

    Source: annexe de ce livre

        Des "queues" de 300 à 400 personnes embouteillent les trottoirs devant les permanences de quartier qui distribuent les cartes de ravitaillement. Par décision municipale, ceux qui ne se présentent pas au jour fixé passeront leur tour jusqu'à la prochaine distribution.

        Déclaration obligatoire des stocks privés de pommes de terre au dessus de 25 kg.

     

        Police française et Feldgendarmerie provoquent des rafles contre les prostituées, 34 femmes suspectes sont envoyées au service sanitaire.

        Le recensement des Juifs effectué par l'administration française est remis à la Feldkommandantur.

    "Photo Archives Municipales de Caen" Une prise d'arme devant la caserne Lefebvre dans l'enceinte du  château

    31 décembre : Ouverture à Caen d'un nouveau cinéma «le Normandie» rue Saint Pierre.

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    ANNÉE 1941

     

    Janvier 1941, la police caennaise regrette que des soldats allemands vivent en concubinage avec des prostituées et dénonce certaines maisons de la ville qui « sont de véritables officines de débauche échappant à tout contrôle, car occupées exclusivement par des militaires allemands ».

    Janvier: Installation d'un délégué du Commissariat général aux Sports.

    Janvier: La Prairie est gelée.

    21 janvier. Câble saboté rue des Jacobins, la Feldkommandantur ordonne qu'il soit gardé par des requis.

    L'Orstkommandant ordonne la garde des câbles téléphoniques du Bd des Alliés à la place du 36é.

    27 janvier: La police caennaise procède à l'arrestation de 6 militants caennais des Jeunesses communistes : deux autres ont réussi à s'enfuir.  Les autres, dont Roger Bastion, 27 ans, forgeron à la S. N. C. F., et André Montagne, 18 ans, électricien, écopent de 4 à 8 mois de prison et 1 000 Fr. d'amende (281 euros). .

    Les Courriers Normands décident le passage au gazogène, une usine à charbon de bois est installée dans une annexe de la gare Saint Martin.

     

    Soldats allemands au marché Saint-Pierre.

    Source. Un groupe de 5 soldats allemands rue Basse devant la venelle Maillard à l'Est de la Tour Leroy. Ce sont des Fliegern (soldat de seconde classe) de la Luftwaffe (cf les pattes de col)

    2 février : Par suite d'un acte de sabotage commis dans la rue des Chanoines, l'Oberstleutnant Elster ordonne la garde des câbles, et l'interdiction de circuler entre 20 heures et 6 heures

    6 février : Le Maire de Caen tente, dans un communiqué, de dissuader de toute tentative de sabotage sur les câbles

     

    Réquisition pour le 9 février de 14h à 16h pour garder les câbles téléphoniques allemands.

    10 février : L'Oberstleutnant Elster, commandant de la Feldkommandantur 723, ordonne la levée de garde des câbles dans les rues des Jacobins et du 11 Novembre, mise en place le 21 janvier. Levée aussi de l'interdiction de circuler entre 20 heures et 6 heures.

    Source: Collection Télitchko, page 13 de ce livre, les Allemands occupent la caserne Hamelin.

    février: L'occupant présenté une demande, jugée injustifiée, de 88 000 francs de travaux à la brasserie Chandivert.

    L'Orstkommandantur  annule les laissez-passer permettant de circuler la nuit: pour empêcher les fraudes, les nouveaux "Ausweis" porteront le numéro d'immatriculation du hicule autorisé.

       fin février : Sabotage d'un câble de l'armée allemande sur le boulevard Bertrand à hauteur des Etablissements Binet .Mise en place d'un service de garde pour la surveillance des câbles de jour et de nuit à partir du 2 mars à 18H.

    mars : Naissance du mouvement « Ceux de la Résistance»  à Caen  et Argences

    mars: Suppression des conseils municipaux, remplacés dans les villes de plus de 10000 habitants par une municipalité nommée par le ministère de l'Intérieur. Élu en 1925, André Détolle est maintenu maire.

    mars : Le tribunal Correctionnel de Caen condamne 8 jeunes qui avaient transporté des tracts et des papillons contre le gouvernement de Vichy à des peines de 8 mois à 3 ans de prison.

        Câble coupé boulevard Bertrand : les Caennais mâles adultes sont requis pour monter la garde toute les nuits, à raison de 25 sentinelles espacées de 50 m.

     

    30/31 mars : Un câble est coupé à l'entrée de la ville de Caen. Mise en place le 2 avril de 16 postes de garde

    4 avril : L'affaire Degrelle devant le tribunal de la Feldkommandantur de Caen

    Source: Collection V. et A. Benhaïm, photo présentée page 121 de ce livre, la cour martiale allemande va se réunir, rassemblement près du Palais de Justice, le 4 avril 1941.

     Léon Degrelle, chef du Parti fasciste belge Rex est arrêté sur ordre des autorités de son pays le 10 mai 1940, le jour-même de la grande attaque allemande à l'Ouest. En raison de l'invasion rapide de la Belgique, il est remis à la Gendarmerie française cinq jours plus tard. Degrelle est alors intégré dans un convoi, comprenant principalement des personnes suspectées d'être des espions appartenant à la Cinquième colonne, qui est évacué de prison en prison vers le sud devant la poussée de la Wehrmacht. Parti de Lille, escorté par des gardes mobiles, il passe par Rouen, Évreux, Lisieux et Caen, pour aboutir plus tard au Puy.

    Libéré après la défaite de la France, Degrelle porte plainte auprès des Allemands pour les corrections qui lui ont été infligées par certains gardiens à Lisieux et Caen.

     Source: annexe de ce livre

    Un surveillant de la maison d'arrêt de Lisieux, Georges Bihoreau, et deux de ses collègues de la maison centrale de Caen, Louis Philippe et Pierre Laignel, sont ainsi traduits devant le tribunal de la Feldkommandantur de Caen le 4 avril 1941.

    Louis Philippe est condamné à deux ans de prison, déporté le 22 juillet 1941 à la forteresse de Mannheim, il y décède un an plus tard.

    Pierre Laignel est condamné à deux ans et demi de détention. Il est déporté en Allemagne le 23 juin 1941 et interné dans les prisons de Sarrebruck et Francfort. Libéré le 22 août 1943, il regagne la France.

    Source: Collection Télitchko, page 19 de ce livre, Allemands Boulevard des Alliés

    12 avril : La garde des câbles est levée

    14 avril : Sabotage d'un câble à la périphérie de Caen (rue de Falaise et Bd Dunois). l'Oberstleutnant Elster ordonne de nouvelles gardes.

    16 avril : 20 postes de gardes sont établis. Interdiction de circuler pour la population entre 20 heures et 6 heures

    26 avril :  Nomination par Vichy du Conseil municipal.

    Source: Collection V. et A. Benhaïm, photo présentée page 24 de ce livre, fanfare et défilé allemands Place Saint-Pierre devant quelques curieux.

    29 avril : Circulation publique rétablie, garde des câbles boulevard Dunois supprimée, mais maintien route de Falaise.

    29 avril: Deux Caennais: Denys Boudard, 19 ans et Jean Hébert, 21 ans décollent de Carpiquet aux commandes d'un Bücker-Jungmann 131 de la Luftwaffe direction Christchurch à l'est de Bornemouth (Dorset-Angleterre)..

    mai : Sabotages de câbles à Caen

    mai: Vol de 3 tonnes de sucre dans un entrepôt du quai de Juillet.

    12 mai: départ su premier train de travailleurs volontaires pour l'Allemagne.

     

    15 mai : L'inhumation d'aviateurs anglais abattus près de Caen, provoque une véritable émeute. La chapelle de l'hôpital fermée aux Français est pleine de fleurs envoyées par des Caennais. Très nombreux sont les habitants qui se sont rassemblés, beaucoup tenant à la main un bouquet de fleurs. Défense est faite de suivre le convoi mais la plupart des assistants se dirigent vers le cimetière où doivent être enterrés les aviateurs. Surgissent alors six policiers allemands qui d'autorité font évacuer les Caennais. Les jardiniers du cimetière eux-mêmes doivent sortir. Une femme qui ne s'exécute pas assez vite reçoit un coup de poing asséné par un officier allemand. Cependant la foule poussée sans ménagement hors du cimetière se réfugie sur les voies adjacentes ; pourchassée jusque dans les immeubles, elle essaie encore de se maintenir sur les lieux. Une vingtaine d'arrestations sont effectuées. Comble de brutalité un policier monte en auto et fonce sur les groupes de jeunes gens massés sur les trottoirs. En dépit de ces violences, les fleurs seront portées dans l'après-midi sur les tombes, en présence d'une foule silencieuse et recueillie.

     

    29 mai :  Dans la nuit du 28 au 29, un commando dirigé par l'agent britannique John Hopper , commet un sabotage spectaculaire dans un garage de la rue  Robillard, cantonnement allemand de la 323.ID. Après avoir neutralisé et ligoté les hommes de garde, le groupe déroba les roues d'une partie des véhicules, cisailla les pneus des autres, rendit inutilisables les batteries et versa de l'acide dans les réservoirs, tout en emportant la plupart des pompes et 200 litres d'essence dans une camionnette. Cet exploit valut à la ville de Caen d'être frappée, en représailles, d'une amende d'un million de francs. Les roues des motos furent retrouvées au début du mois d'août 1941, lors d'une perquisition de la police, dans un garage (un simple hangar) loué par Hopper, rue du Gaillon, où il entreposait ses prises.

     

     

    Source: Collection particulière, page 20 de ce livre, rencontre autour du Bassin Saint Pierre.

     

     

    Source. Un allemand armé et deux pêcheurs Bassin Saint Pierre

     

    fin mai: La DP organise un important exercice dans le quartier Sainte-Thérése. Le maire et son conseil ainsi  que la autorités allemandes suivent l'exercice. A cette époque la DP dispose de 900 agents.

    23 juin: Note préfectorale relative aux nouvelles rations de viandes .

    24 juin : Arrestation par la police municipale de Caen de 2 personnes détentrices de tracts communistes

    29 juin: Nouvelle manœuvre de la DP dans les secteurs centre-ouest et sud-ouest, mise en état d'alerte aérienne.

    25 juillet : Dans la nuit, vers 1 h 15, premier bombardement de Caen, la Royal Air Force lance 15 bombes incendiaires sur le quartier de la gare à Caen. 2 tués, un couple de commerçants.

     

    Source: Collection Télitchko, page 10 de ce livre, le drapeau nazi flotte sur l'Agence Havas. Source: Photo Georges Marie, page 14 de ce livre, des Allemands rue des Jacobins devant le porche de la Sainte Famille.(photo prise clandestinement dans la rue de la Gesatpo !)

    juillet : Coupure d'un câble rue de Falaise. La ville de Caen est condamnée à une amende d'un million de francs pour sabotages répétés.

    L'amende de 50 000 RM (1 000 000 de francs) infligée à la ville de Caen en juillet 1941 est répartie entre les habitants suivant les modalités d'application de la contribution mobilière.

    25 juillet: Ouverture dans les locaux du Lycée Malherbe d'un centre départemental d'accueil pour les prisonniers libérés.

    25 juillet : Visite à Caen de Jean Borotra, ministre des sports dans le gouvernement de Vichy .

    29 juillet : Condamnation à mort de Lucien Frémont par un tribunal allemand à Caen où il reste incarcéré jusqu'en mars 1942. (voir 11 avril 1942)

    Source: photo de gauche, photo de droite. Eglise Saint Pierre, à gauche vue de l'entrée du château; à droite de l'entrée de la rue Saint Jean, remarquer l'extrémité de la pancarte Soldatenheim (foyer du soldat) à l'hôtel d'Angleterre.

    1 août: Institution de la carte de tabac et forte augmentation, le paquet de gris passe de 4.50 francs à 6 francs (+33%)

    Carte de tabac

    28 août : Création d'une section spéciale à la cour d'appel de Caen, présidée par M. Riby ,  pour juger les crimes et les délits contre l'occupant

    1 septembre: Restriction des heures de circulation qui est interdite de 22 à 5 heures 

    2 septembre: Prestation de serment de fidélité au maréchal Pétain prononcé par le Premier Président  au nom de tous les juges : «  Je jure fidélité à la personne du chef de l'État. Je jure et je promets de bien et honnêtement remplir mes jonctions, de garder religieusement le secret des délibérations et de me conduire comme un digne et loyal serviteur «  

    septembre: Les parents de Paul Colette qui habitent quai Vendeuvre sont interrogés et soumis à une surveillance sévère.

    Arrestation d'un trafiquant en gare SNCF, l'enquête révèle qu'en un mois et demi, il a expédié plus de trois tonnes de beurre dans des malles étiquetées "linge et pièces mécaniques".

    du 6 au 21 septembre: exposition "La Normandie" au musée de la ville (l'introduction est signée par un certain A. Gessner, conseiller culturel allemand ?)

    Le musée de l'hôtel de ville

    20 septembre: Première audience de la section spéciale.

    25 septembre: Visite du Secrétaire général aux Anciens Combattants, François Musnier de Pleignes .

    A la fin du mois et au début d'octobre, reprise des courses de trot sur la Prairie: autrefois blanches, les tribunes ont été repeintes en vert pour un meilleur camouflage.

    A l'automne,  la police caennaise est épurée : le commissaire central M. Charoy muté à Brest, un inspecteur de la sûreté révoqué, deux inspecteurs rétrogradés et remis en tenue et des auxiliaires licenciés.

    20 octobre: Restrictions de déplacement dues à la situation géographique du Calvados dont toute la partie Nord, bordée par la Manche, constitue l'un des maillons du Mur de l'Atlantique. En conséquence, est déclaré « zone côtière interdite» tout le territoire limité au Sud par une ligne qui commence, à l'ouest du département, sur la Vire, à hauteur de Saint-Fromond, se poursuit jusqu'à Vaucelles, au nord de Bayeux, longe la RN 15 jusqu'à l'Ouest de Saint-Germain-la-Blanche-Herbe  contourne Caen par le Nord, inclut les communes de Cuverville et d'Hérouville, passe au Nord de Troarn et rejoint la sortie Ouest de Pont-l'Évêque qu'elle évite par le Nord pour se terminer à l'ouest de Beuzeville.

    Deux Ausweis délivrés par la préfecture du Calvados: celui de gauche du 11 décembre 1941 est valable hors zone côtière interdite, celui de droite du 16 novembre 1941 est valable pour tout le département.

    novembre : Série d'arrestations qui frappent le réseau de Résistance « Hector ». Jacques Dugardin, André Michel et Gaston Renard , jugés en mai 1942 par la cour martiale de Caen, seront condamnés et exécutés. Les autres seront déportés

    11 novembre : Manifestation devant le Monument aux Morts de Caen.

    Place Foch, au centre le Monument aux Morts, à droite l'hôtel Malherbe siège de la Kommandantur 723.

    Parmi les manifestants les frères Colin Marcel et Lucien et le professeur Desbiot . Arrestations de 11 étudiants caennais ayant participé à la manifestation du 11 novembre

    Au cours de mois de novembre, 153 personnes sont embauchées par la FK723.

    novembre: Un ancien coureur cycliste crée un vélo-taxi.

    Des lycéens caennais créent une association "Les Jeunes du Maréchal": le siège est 10 rue Jean-Romain.

    décembre: Visite du préfet Jean-Pierre Ingrand , représentant du ministre de l'Intérieur en zone occupée.

    8 décembre : La Gestapo fait irruption dans le café Guérin, une pension de famille rue de Vaucelles et y tend une souricière dans laquelle vont tomber en quelques jours la plupart des responsables de la Résistance communiste du département.

    15 décembre : Exécution à Caen de 13 personnes dont le journaliste de "l’Humanité", Lucien Sempaix, et Michel Farré de Colombelles  , arrêté pour distribution de tracts par les gendarmes français

    décembre : Le recteur, M. Daure , est relevé de ses fonctions. A son retour de déportation, il deviendra préfet du Calvados à la Libération.

     

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    ANNÉE 1942

     

    Un groupe de sabotage particulièrement actif fonctionne sous la direction d'un ingénieur électromécanicien, Georges Gallet des ateliers électromécaniques Lavalette-Bosch. Le groupe électrogène servant au balisage du terrain de Carpiquet est saboté ce qui occasionne l'arrêt pendant près de deux mois les vols de nuit.(Pas d'indication de date).

    janvier: 17 maisons de tolérance prospèrent à Caen, 4 maisons clandestines sont fermées et 51 prostituées sont expulsées.

    Place Saint-Sauveur: la statue en bronze d'Elie de Beaumont est démontée pour être fondue.

    Plus de 2 000 paquets de cigarettes sont volés à la gare.

     février: La police caennaise est étatisée.

        Les 6 "Fourneaux économiques" de Caen ont servi 70 000 repas en janvier 1942 contre 24 000 en janvier 1941 et 6 500 à leur création en juillet 1940.

    4 février: par -24° dans d'atroces conditions, Jean-Louis Cartigny , condamné à mort est fusillé au stand de tir de la caserne du 43ème Régiment d'Artillerie.

    14 février : Gérard Fuzellier, condamné à Nancy, et un commerçant de Deauville, Levy dit Sasportas, arrêté pour la détention d'un poste de T.S.F., sont fusillés à Caen à la caserne du 43e Régiment d'Artillerie

    1 mars : Sabotage de câbles route de Caen à Ifs

    6 mars : Un service de garde de nuit est prescrit à la population de Caen et d'Ifs . Mesure levée le 10 mars

    Source: photo de gauche, photo de droite - Gare de Caen - Départ pour Bordeaux du Major Almenröder - Mars 1942

    9 mars : Un bombardement de la R.A.F. atteint le quartier de Vaucelles . L'église Saint-Michel est touchée

    Source: Collection Télitchko, page 39 de ce livre, Allemands devant l'église St Pierre.

    11 avril: A l'église Saint-Jean, un service religieux célébré avec la discrétion nécessaire à la mémoire de Lucien Frémont , maire de Lasson, fusillé le 31 mars, attire une foule nombreuse et recueillie.(M. Frémont avait recueilli, en juillet 1941, deux  agents de la France libre, parachutés au dessus de la région, Henri Labit et Jean-Louis Cartigny de la mission "Torture".)

    du 18 avril au 20 mai: En représailles de l'attentat d'Airan les 4 salles de cinéma de la ville sont fermées jusqu'au 20 mai.

         L'agglomération caennaise est classée "centre urbain prioritaire" ce qui permet d'obtenir des rations supplémentaires.

    Source - Caserne Hamelin - Pendant la parade du 20 avril 1942 pour l'anniversaire du Führer.

    29 avril: Ouverture devant le tribunal de la Feldkommandantur, du procès de treize membres du réseau Hector, trois résistants sont condamnés à mort, les dix autres à de lourdes peines de travaux forcés.

    1 mai: Arrestation entre autres du Dr Raphaël Pecker comme otage juif en représailles des sabotages commis contre des trains de permissionnaires allemands à Airan. Les otages sont rassemblé au Petit Lycée.

    Début mai: Inhumation au cimetière Nord-est des soldats allemands tués lors du second sabotage d'Airan le 1 mai 1942.

    La sortie de l'hôpital civil, avenue Georges Clémenceau réquisitionné en Kriegslazarett et l'inhumation au cimetière Nord-est. Agrandissement.

    7 mai : De nouvelles arrestations ont lieu à Caen : une vingtaine de personnes parmi lesquelles le professeur Musset , doyen de la Faculté des Lettres, les frères Colin Marcel et Lucien et M. Desbiot professeur d'Anglais. Ces derniers sont coupables d'avoir participé à une remise de gerbe au Monument aux Morts le 11 novembre 1941

    Réquisition du 11 mai 1942 pour garder les voies ferrées de la ligne Paris-Cherbourg suite aux sabotages à Airan. D'autres réquisitions.

    9/14 mai : Dugardin , Michel et Renard , résistants du Groupe "Hector", sont fusillés dans la cour du 43e d'artillerie.

        Le théâtre municipal affiche "Marché noir" une pièce d'actualité de Steve Passeur.

    Source - Montage de 3 photos. Mai 1942. Bureau du Nachrichtenführer. Il s'agit d'un major de la Luftwaffe. A Caen, la Feld-Nachrichten-Kommandantur 25, adresse inconnue, elle investit les centraux téléphoniques dès le 20 juin 1940. Sous réserve le Major Blum.

    12 juin: Visite du secrétaire général à la Jeunesse, Georges Lamirand .

    27 juin: Au théâtre une conférence d'un prisonnier libéré vante "la collaboration avec l'Allemagne dans l'honneur et l'indépendance"

    29 juin : Départ du préfet Henry Graux  révoqué à la demande des Allemands.

        Après un essai raté en 1941, la municipalité décide de transformer en cultures potagères les 50 hectares de La Prairie.

        Création d'un service civique: il faut des jeunes volontaires pour assurer la moisson, en l'absence des agriculteurs prisonniers.

        En juin 1942, un centre des Gardes des Communications fut installé à Caen dans des locaux précédemment occupés par une loge maçonnique. Dotés d'un uniforme noir avec une francisque aux pointes du col et d'une casquette ornée d'un G, ces gardes avaient une mission de contrôle du service de la garde, mission alors dévolue à la Gendarmerie. Ce Corps civil était placé sous les ordres sous l'autorité du Secrétariat général de la Police. Quel effectif ?

    Les  hommes âs de 18 à 60 ans étaient quotidiennement requis au service de la garde surtout des voies ferrées, mais aussi de nombreux points sensibles comme les terrains offrant un site favorable aux parachutages ou les bureaux de placement allemands.

    Ordres de mission, réquisition pour la surveillance

    6 juillet : Environ 2/3 des otages caennais internés au camp de Royallieu sont déportés à Auschwitz, avec le premier convoi de déportés politiques français.

          Découverte d'une fabrique clandestine de savon.

          La Ligue du Coin de Terre annonce qu'elle a créé 1 100 jardins familiaux dans l'agglomération caennaise.

    1 août : L'Oberstleutnant Elster est remplacé en tant que Feldkommandant par l'Oberst Bülcke.

    12 août: Les 11 premiers prisonniers calvadosiens débarquent en gare dans le cadre de la relève.

    28 août 1942:  Prise de fonction du préfet  Michel Cacaud ,antérieurement préfet du Gers, nommé le 17 août  par le gouvernement de Vichy en remplacement du préfet Henry Graux. Il le restera jusqu'à sa suspension le 10 juillet 1944, sa conduite pendant la bataille de Caen sera honorable.

                      Source: Collection Télitchko, page 18 de ce livre, Allemands  Place St Pierre.        

    Dans la nuit du 9 septembre, tandis que sa camarade Gisèle Guillemot fait le guet, Marius Sire , l'un des responsables de la Résistance communiste du Calvados, réussit à pénétrer dans un hangar de la foire-exposition, place d'Armes, où sont entreposés des stocks de fourrage destinés aux chevaux de l'armée allemande. Il allume un incendie qui fait partir rapidement en fumée près de 400 tonnes de paille, de foin et d'avoine.

    La seconde tour du château à droite de l'entrée principale est transformée en blockhaus par les Allemnds, voir ici.

    septembre: Le déboisement de la ville de Caen se poursuit, c'est au tour des ormes et des frênes de la rue du général Moulin menant de Caen à la Maladrerie.

    septembre: Une exposition artisanale attire 50 000 visiteurs en 15 jours;

     Source: annexe de ce livre

    mi-septembre: l'adjoint au maire M. Joseph Poirier , directeur urbain de la Défense passive, convoque plusieurs entrepreneurs pour organiser des équipes de sauvetage et de déblaiements en cas de bombardements aériens.

    25 septembre : Retour de 9 prisonniers calvadosiens à Caen .

    octobre: Visite su Secrétaire général aux Communications, Robert Gibrat .

     10 novembre : Distribution de tracts du Parti Communiste qui traitent des événements d'Afrique

    10/22 novembre : « Semaine du Prisonnier » organisée à Caen au profit du « Centre d'entraide des Prisonniers », sous la présidence d'honneur du Préfet du Calvados et du Maire

    11 novembre : Arrestation d'Henri Brunet qui a transmis de nombreux plans de l'armée allemande à un réseau de résistance, il sera fusillé le 20 septembre 1943.

    25 novembre : 37 prisonniers sont arrivés au titre de la « Relève » en gare de Caen .

    27 novembre : 14 prisonniers arrivent en gare de Caen.

    novembre: Le cadavre d'un soldat allemand tué d'une balle dans la tête est découvert.

    Une affaire de pillage en gare SNCF: arrestation d'une quarantaine de personnes.

    Au cours du second semestre de 1942 plusieurs arrestations de juifs étrangers; certains magasins caennais sont investis par des mouvements collaborationnistes, voir ici.

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     ANNÉE 1943 

     

    3 janvier: Vers 20 heures, le train express Paris-Cherbourg est mitraillé en gare: deux morts et plusieurs blessés dans le même wagon. aucun Allemand n'est touché dans les wagons réservés à la troupe.

    22 janvier : Vers 21H15, l'un des membres du groupe de sabotage FTP. Émile Julien, place une bombe de sa fabrication sur l'embranchement de la voie ferrée conduisant de la gare de Caen aux bassins du port et au dépôt allemand installé dans un bâtiment de la foire exposition. L'explosion, qui se produit à hauteur du début de la rue Neuve du Port, détruit un aiguillage et brise de nombreuses vitres dans le quartier.

    Fin janvier: M. Lazare Chesneau, cafetier place Courtonne et trafiquant notoire avec les Allemands est condamné à 8 mois de prison pour complicité dans un trafic de marché noir avec Paris.

        L'Oberst Bulcke ordonne des tours de garde à La Maladrerie, à la suite d'un sabotage de câbles.

    10 février : Vers 11 heures du matin, bombardement des rives de l'Orne, de Vaucelles et de la Demi-Lune. 10 morts, 39 blessés et plus de 100 maisons atteintes . Des entrepôts sont pillés dans la nuit

    19 au 20 février: Dans la nuit, au cours d'une ronde, deux gardiens de la paix découvrent rue Saint-Jean, un engin explosif déposé dans le caniveau à hauteur du café de Paris, établissement fréquenté par les Allemands. Il s’agit d'un cylindre métallique bourré d'explosifs, dont la mèche, allumée, s’était malencontreusement éteinte. Compte tenu de la nature de l'engin, semblable à ceux que confectionnait Émile Julien de Mondeville, cette tentative semble bien devoir être mise au compte des FTP.

    1 mars : Un sabotage est tenté sur la ligne Paris-Cherbourg à Moult. Il échoue par suite de l'arrivée d'un garde-voie. Les cinq résistants s'enfuient, l'un d'eux est arrêté à un barrage de Gendarmerie à Caen et livre des informations qui vont entraîner le démantèlement de la Résistance communiste dans le Calvados

    2 mars : Joseph Étienne, contremaître dans une usine textile à Lisieux, un des membres du triangle de direction du P.C.F. du Calvados, est grièvement blessé au cours de son arrestation par la police française, place Courtonne. Criblé de balles il est transporté à l'hôpital Clemenceau d'où il s'échappera miraculeusement le 8 mai, malgré la garde des Allemands.

    2 mars: grand concert au théâtre municipal au profit des P.G. et de leurs familles

    M. Renaudin, Commissaire Général à la Famille, prononce à Caen, au cours de la « Grande Semaine Familiale du Calvados », une conférence sur la « Restauration nécessaire des foyers français »

     5 mars: Visite du colonel Bonhomme , officier d'ordonnance du maréchal Pétain venu apporter un message se soutien du chef de l'état aux sinistrés après "les lâches bombardements de la RAF" du 10 février.

    Source: Collection Télitchko, page 18 de ce livre, deux Feldgendarmen Place St Pierre.

    11 avril: Exercice de Défense passive en présence du Feldkommandant.

    13 avril à 16h35: Bombardement de la rive droite de l'Orne, rue d'Auge, rue d'Hérouville ; 5 morts, 2 blessés .Les incendies sont combattus avec l'aide des pompiers allemands.

    du 15 avril au 30 mai 1943: Un Caennais tient la liste des alertes aériennes .

    17 avril : Bombardement de Caen

    18 avril à 18h45: Bombardement avec des bombes: rue d'Hérouville, avenue Georges Clemenceau, cours Montalivet, rue des Maris, rue d'Auge, le pavillon N°4 de l'hôpital est atteint par des bombes incendiaires, en tout 5 morts.

    20 avril : Bombardement de Caen

    avril: Les autorités caennaises décident l'évacuation totale des certains quartiers (rue d'Auge et Sainte-Thérése) et partielle du quartier de Vaucelles, 628 familles soit près de 1 700 personnes sont relogées.

    6 mai: Visite de M. Bourlet chef de cabinet du ministre de la Production Industrielle Jean Bichelonne qui vient présenter le bilan de la situation économique à deux cents industriels et commerçants du département.

    13 mai : Service religieux à la mémoire des victimes de la RAF .

    Source: photo de droite, photo de gauche. Fête en l'honneur de la promotion du colonel (Oberst) von Lidl - Mars 1943.

    L' Oberstleutnant (lt-col.)  Valentin von Lidl est le Kommandeur du Flughafen-Bereichs-Kommando 8/VII à Carpiquet du 20 juin 40 au 1 août 41, l'E-M au 64 rue Caponière.

    30 mai : Nouveau bombardement de Caen et du quartier de la Demi-Lune et de Mondeville. 7 morts, 7 blessés

    18 juin: Un train, venant de Cherbourg passe en gare avec des requis, porte des inscriptions "Vive de Gaulle" sur les voitures, quant aux voyageurs ils chantent La Marseillaise et l'Internationale.

    juillet: Visite d'Abel Bonnard , ministre de l'Education Nationale.

    20 août: Recensement des bicyclettes, ordonné par l'occupant. Nul ne pouvait circuler à bicyclette sans avoir le récépissé délivré par la mairie.

    Le 29 août 1943, recensement du vélo Thomann de René Marie.

    septembre: Des "Cahiers de Libération" , brochure clandestine de 60 pages (contenant le Chant des partisans), sont adressés par La Poste aux habitants.

    Source - Rond point de la Demi-Lune

    9 octobre: Arrestation de Jean Letellier à son bureau Bd des Alliés par Brière, il sera déporté et ne reviendra pas.

    15 octobre: Au café Normandie, boulevard des Alliés première réunion préparatoire du CDL du Calvados.

    23 octobre: Arrestation de juifs étrangers et Français.

    4 novembre: Visite de François Hulot, chargé de mission au cabinet de Pierre Laval venu exposer la politique préconisée par le chef du gouvernement.

    13 novembre au soir:  Pour se procurer le matériel nécessaire à la frappe des tracts, les responsables du Front national ont décidé de dérober des machines à écrire aux Galeries Lafayette, boulevard des Alliés. Le coup demain, prévu, a été confié à un petit commando formé de Michel de Boüard , Bernard Gilles, Marcel Morel et Paulette Vallerie . Leur camarade Joseph Déan , employé des Galeries, a pris contact avec le veilleur de nuit et obtenu sa complicité afin de pouvoir pénétrer sans difficulté dans les locaux. Malheureusement, l'homme a été remplacé au dernier moment par un collègue qui ignore tout du projet. Ayant ouvert la porte, il refuse de laisser entrer le petit groupe et tente de résister en faisant des moulinets avec sa lampe à pétrole, blessant Bernard Gilles à la tête. Dans la mêlée, un coup de pistolet part touchant mortellement l'infortuné veilleur. Le commando prend alors la fuite sans avoir pu mener à bien l'opération prévue.

    novembre: Arrestation de deux juifs selon un rapport de police, ensuite les arrestations furent directement traitées par la Gestapo sans en tenir informé la police française.

    10 décembre : Arrestation de responsables du Front National dans une souricière de la rue de Vaucelles à Caen

    11 décembre : Arrestation à son domicile de Michel de Boüard , professeur d'Histoire à l'Université de Caen, responsable du Front National.

    L'eau de la ville ne sera plus javellisée en raison de difficultés passagères pour obtenir l'eau de Javel; il est expressément recommandé aux habitants de faire bouillir l'eau destinée à la consommation.

    Trois auxiliaire du centre de tri des PTT sont arrêtés pour avoir détournés des lettres et des colis et s'être servi de sacs postaux pour expédier à Paris des denrées contingentées.

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    ANNÉE 1944

    début janvier : Arrestation à Caen de Valentin Debailly , nouveau responsable des F.T.P.

     L'impôt sur les bicyclettes passe de 25 à 40 francs.

    11 janvier: Une rafle à la sortie de trois cinémas effectuée par la Feldgendarmerie, plusieurs jeunes gens sont retenus mais heureusement relâchés après une nouvelle vérification.

    27 janvier: Une vingtaine de requis pour le STO chantent la Marseillaise dans les rues entre le petit Lycée et la gare, malgré la surveillance de soldats allemands armés et de membres de l'Organisation Todt .

    janvier: Le Tribunal Correctionnel juge 24 personnes accusées de pillage en règle dans les wagons stationnés en gare.

                Un contrôleur des contributions indirectes caennais recherché pour de graves détournements prend la fuite.

    janvier: La Feldgendarmerie arrête 145 prostituées pour vérifier leur identité et leur état de santé.

    Facture de gaz: décembre 43-janvier 44

    février : Arrestation d'un grand nombre de personnalités et de notables du département, tels les maires de Caen, de Mézidon, Falaise, le chef de la Sûreté urbaine, deux architectes caennais, le député de Caen Camille Blaisot . Plusieurs sont déportés au début du mois de mars

    février: Annonce que la vente des postes de TSF sera interdite à compter du 1 avril, motif: "la nécessité d'assurer la sauvegarde des troupes d'occupation dans une région menacée d'invasion étrangère"

    Des Feldgendarmen accompagnés de gardiens de la paix, réquisitionnent les pneus, les chambres à air et les batteries automobiles.

    16 mars; Visite de Louis Dramard, préfet régional de Normandie.

    31 mars: Interdiction de la possession de postes de TSF, la remise d'environ 10 000 postes s'organise en une semaine par ordre alphabétique à la salle des fêtes de l'hôtel de ville.

    M. Laurent Marie dépose, le 31 mars 1944, à l'Hôtel de ville, son poste de TSF Philips

    3 avril: l'heure légale est avancée d'une heure à deux heures (décret du 29 mars 1944). Ce changement d'heure fera que l'heure alliée et l'heure en France sera la même, contrairement à ce qui est indiqué dans de nombreux livres et revues.Voir ici.

    10 avril à 03h30 : 11 bombes sur le quartier de la Gare (voies, gazomètre, maisons endommagées): 1 cheminot tué et 11 blessés.

    13 avril : 350 bombes, 300 maisons endommagées. 9 tués et 18 blessés

    17 avril : 5 tués

    du 18 au 22 avril: 120 équipiers de la DP sont à Rouen pour aider les secours sur place suite aux bombardements de la ville.

    avril: Le Calvados est déclaré zone de combat.

    30 avril au 1er mai 1944: Dans la nuit, des résistants du dépôt de la gare SNCF parviennent à faire dérailler une locomotive dans la fosse du pont transbordeur et à en lancer une autre dans la plaque tournante, bloquant ainsi le trafic de la gare pendant plusieurs jours. Provoquant une belle pagaille, l'action d'éclat met les Allemands sur les dents. Ils chargent l'un de leurs agents français, Serge Fortier , de mener son enquête. Il est l'homme idéal pour cette mission ayant vécu toute son enfance dans le milieu des cheminots, vivant comme eux dans le faubourg de Vaucelles. Il les connaît bien et a recruté une équipe de collaborateurs acharnés dans ce quartier, comme Albert Baot ou Gilbert Bertaux. Il va en même temps exploiter cette occasion pour se venger de tous ceux à qui il pouvait en vouloir et dresse une liste de personnes à arrêter.

    A la sortie du château un Unic P 107 ou Somua,  Leichter Zugkraftwagen 

     P107 (f) de la 21. Panzer Division.

    3 mai : Brière, ancien repris de justice, et agent français de la Gestapo, est exécuté, à Caen, par le réseau "Arc-en-Ciel" 

    11 mai: Le conseil municipal décide l'ouverture de crédits supplémentaires en vue "d'assurer aux sinistrés immédiatement après un bombardement massif tous les secours nécessaires".

    15 mai : La Gestapo, aidée de la bande â Hervé, procède aux arrestations de plusieurs cheminots. Tous sont relâchés à l'exception de Colbert Marie , Désiré Renouf et Georges Madoret. Les arrestations se poursuivent toute la journée et même une partie de la nuit. Sont ainsi capturés: Louis Renouf , Achille et Michel Boutrois et Maurice Arrot le propre beau-frère de Serge Fortier.

    1er juin : La Gestapo s’empare des cheminots Joseph Picquenot et de son fils Bernard .

    19 mai et 27 mai: Opérations de recensement des jeunes gens nés entre le 1er janvier et le 31 décembre 1925, ce recensement de la classe 44 provoque des remous. Les Caennais pensent qu'une bonne partie de ce contingent devra partir en Allemagne.

    2 juin: dernière audience de la section spéciale.

    5 juin: Le Decauville de la Compagnie des Chemins de fer du Calvados (CFC) effectue son dernier voyage, il rallie la gare Saint Pierre place Courtonne à la gare de Luc-sur-Mer où il s'immobilise.

    5 juin: Au théâtre municipal représentation de Véronique, l'opérette d'André Messager dernière représentation avant longtemps !

    Source page 131 de ce livre. En juin 44 le Feldkommandant est von Heydebrand avec comme adjoint le Major Nerlich (il mourra dans la nuit du 6 au 7 juin),  autre membre le Hauptmann Knolle et le Doktor Meyer.

    6 juin: Vers midi moins le quart, le préfet Cacaud rédige son dernier télégramme officiel, à destination du gouvernement de Vichy.

    Après avoir décrit le dernier bombardement et ses effets, le fonctionnaire de Vichy ajoute:

    « La population digne et calme est repliée ans l'îlot Bon-Sauveur-Abbaye aux Hommes dont j'ai instamment demandé le respect par les deux armées en établissant un plan en accord avec M. le maire de la ville de Caen, qui a été remis au Stadtkommandant (Note de MLQ: commandant de la ville ou Kampfkommandant, identité inconnue) . L'aviation a jusqu'ici respecté cet îlot. Quelques obus seulement ont orné des bâtiments. Je dispose d'un ravitaillement suffisant pour 15 jours. L'état sanitaire est satisfaisant.

     Évacuation irréalisable maintenant: je n'ai d'ailleurs reçu aucun ordre et l'autorité d'occupation n'a fait aucune liaison avec moi depuis 48 heures.

    Présent à mon poste au milieu d'une population qui a souffert et qui n'admettrait pas un départ qui, en ce moment, serait une désertion, j'assumerai quoi qu'il arrive toutes les responsabilités de ma charge, avec la conscience d'avoir toujours servi et défendu les intérêts strictement français. »

    6 juin : 80 à 90 résistants détenus à la prison de Caen sont exécutés par les Allemands le matin et l'après-midi.

    Lire également: Le LIRE EGALEMENT calendrier de la collaboration   

    Source:

    De la guerre à la liberté, les années 40 en Normandie,

    Hors-série Liberté Le Bonhomme Libre, Juin 2004.

      et   et et et et   et  et et et

    et cet article.

    Remerciements/

    - à M. Laurent Marie pour les documents de son grand père.

    - à jeepo' pour les photos des graffitis allemands.

    - à Fred_Bayerlein pour la photo du blindé allemand.

    -à Dominique Zuccolini pour le décret du 29 mars 1944.


    SOURCES - SUPERBE BLOG -

    http://sgmcaen.free.fr/chronique-occupation.htm



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