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    Rollon (Rollo en latin) est parfois appelé Robert Ier le Riche, Robert étant le nom qu'il reçut à son baptême. Les historiens normands le nomment volontiers Rhou ou Rou, qui résulte de l'évolution phonétique régulière de Hrólfr en dialecte normand, selon le schéma suivant: Hrólfr > Rolf > Rouf

     

    (cf. les noms de famille normand en -ouf) > Rou (voir également Osouf, variante Auzou ou Ingouf, variante Ygout).

     

    On trouve aussi une variante à partir du nom équivalent issu du germanique continental latinisé Rodulfus (Rodolphe), et une autre variante latinisée Radulfus (Ralf, Ralph), d'où son autre nom de Raoul.

     

    Plus souvent, on le surnomme « Rollon le Marcheur »

     

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    (Göngu-Hrólfr en vieux norrois),  car la légende raconte qu'aucune monture n'a jamais été capable de porter son imposante stature de plus de deux mètres

    pour plus de cent quarante kg.

     

    Pour d'autres, la légende devait montrer Rollon comme un géant puisqu'il était puissant et redouté. De son côté, Régis Boyer, professeur de langues, littératures et civilisation scandinaves à l'université de Paris-Sorbonne, avance que ce surnom fait référence à ses multiples voyages, à son extraordinaire périple (göngu viendrait en fait de göngumadr,

    à savoir le vagabond).

     

     

    Selon Adigard des Gautries, Hrólfr est la contraction de Hróó/ulfr, signifiant « renommée/loup »

    Les pérégrinations d'un chef viking

     
    Le périple de Rollon.

    L'histoire de Rollon est assez incertaine, notamment ses origines. L'historien Lucien Musset fait remarquer que « le succès de sa dynastie (Rollon est à l'origine de la lignée des ducs de Normandie) a créé autour de lui un halo de légendes »5. De plus, les sources qui évoquent ce personnage sont presque toutes tardives.

    Certaines d'entre elles (notamment danoises) racontent qu'il serait né au Danemark en 845. Les sagas islandaises du xiiie siècle le présentent plutôt comme un Norvégien. C'est cette dernière thèse qui semble emporter l'adhésion aujourd'hui. Ces mêmes sagas expliquent que Rollon est le fils de Rognevald6, un jarl (comte) de la région de Møre og Romsdal, dans le centre-ouest de laNorvège2. Les ruines de son château se trouveraient dans la banlieue sud d'Ålesund. Comme beaucoup d'autres Scandinaves, il est finalement contraint à quitter son pays et à parcourir les mers. L'Heimskringla raconte qu'il est banni de Norvège par le roiHarald à la belle chevelure pour s'être livré à des actes de pillage dans le pays7.

    Selon toute vraisemblance, il prend la tête d'une bande de Vikings, essentiellement des Danois et quelques Norvégiens, s'attaque principalement aux côtes de la mer du Nord et de la Manche. Dudon de Saint-Quentin, historien du début du xie siècle, ajoute plusieurs détails, invérifiables8 : après son bannissement de Norvège, Rollon trouve refuge auprès du roi anglo-saxon Alstelmus9. Ce dernier lui confie une petite troupe d'Anglais, et le Viking part ainsi avec sa bande anglo-scandinave ravager la Frise, l'embouchure du Rhin et de l'Escaut.

    Dudon de Saint-Quentin place l'arrivée de Rollon dans le royaume franc en 876, année d'une importante incursion viking sur la Seine10. Là encore, aucune preuve ne permet de vérifier cette affirmation. Aujourd'hui, plusieurs historiens, comme Jean Renaud ou Lucien Musset avant lui, doutent de l'exactitude de cette date, et proposent une datation plus tardive (890-905)

     

    Rollon (mort entre 928 et 933) est le chef viking

    à l'origine du duché de Normandie.

     

    En 911, en contrepartie de l'arrêt de ses pillages,

    il reçoit du roi Charles le Simple un territoire autour de Rouen.

     

     

    Environ cent ans plus tard, cette concession

    deviendra le duché de Normandie.

     

    Il est assez difficile de fixer la trame de la vie de Rollon, car elle est également l'objet de récits légendaires.

     

    Blason des ducs de Normandie

     

     

    En ce qui concerne l’ascendance de Rollon, les sources nordiques sont plus prolixes que les sources normandes.

     

     

     

     

    Le Landnámabók, ou livre de partages des terres en Islande, permet de construire l’arbre généalogique 

     

     

    Si l’on suit le récit de Dudon de Saint-Quentin, Rollon a eu un frère, Gurim, qui trouva la mort dans une bataille contre le roi des Danois ; ce, avant que Rollon quittât son pays natal.

     

     

    L’une de ses frilla (épouse à la manière danoise) les plus connues fut Poppa, fille du comte franc Bérenger de Bayeux, tué lors de la prise de la ville par les Vikings de Rollon

     

    Après son baptême, Rollon aurait reçu une épouse officielle, Gisèle, fille du roi Charles le Simple, princesse carolingienne âgée au plus de quatre ans, mais cela n'est confirmé par aucun document contemporain.

     

     

    Son fils Guillaume lui succède aux environs de 927.

     

    Sa fille Gerloc devient plus tard l’épouse de Guillaume Tête-d’Étoupe,

    comte de Poitiers et duc d’Aquitaine.

     

     

    Rollon, jarl des Normands

    Considéré par les historiens comme le premier duc de Normandie et le fondateur du duché normand, il ne porte pourtant pas le titre de duc de Normandie mais seulement celui de jarl des Normands, l'équivalent du français Comte.

     

    Aussi les textes latins le qualifient-ils très souvent de princeps, autrement dit de prince. Il hérite aussi de la charge carolingienne de comes Rothomagensis, comte de Rouen ou de marchiones, marquis, titre de celui qui défendait la Seine contre les incursions vikings.

     

    L'installation de Rollon en Normandie[modifier | modifier le code]

     
    Statue de Rollon, à Rouen, parArsène Letellier (jardins de l'Hôtel de Ville).

    Premiers contacts avec la Normandie[modifier | modifier le code]

    En tout cas, quelle que soit la date, Rollon aborde la Francia par la Seine. Il découvre une région (la future Normandie) pillée régulièrement depuis 841 par ses compatriotes vikings. Sa bande s'installe à l'embouchure de la Seine et de là lance différents raids dans le royaume franc. Notre principale source, Dudon de Saint-Quentin, rapporte que Rollon participe au siège de Parisentre 885-887, puis part pour Bayeux entre 886 et 890. Battu par le roi breton Alain le Grand, il se serait replié pour hiverner à Noyon10.

    L'historien Pierre Bauduin défend la thèse d'une installation précoce de Rollon en Normandie, installation suffisamment longue pour que le chef viking noue des contacts avec les représentants du pouvoir carolingien et de l'Église. N'épouse-t-il pas, more danico (et certes de force), Poppa, la fille du comte de Bayeux Bérenger, après la prise de la ville et après avoir tué celui-ci ? Rollon développe sûrement des alliances avec les autorités en place, de telle manière qu'au début des années 910, il n'est plus un obscur chef de bande.

    Gouvernement de Rollon

    Il restaure la paix et la sécurité en Normandie. Une légende raconte que Rollon suspendit pendant trois ans un anneau d'or à un arbre de la forêt de Roumare sans que personne ose le voler. À Heuland, il existe une croix appelée Croix de Rollon à laquelle on prétend qu'il accrochait des joyaux et des bracelets d'or pour prouver qu'il n'y avait aucun voleur en son duché.

     

    Le jarl s'appuie sur l'archevêque de Rouen pour relancer l'Église séculière et rétablir la vie monastique.

     

    Les moines de Saint-Ouen de Rouen osent revenir avec leurs reliques.

     

    La normalisation sur le plan religieux reste toutefois à ses prémices.

     

    Rollon bouleverse-t-il le gouvernement de la région par rapport à ses prédécesseurs carolingiens ?

     

    S'inspire-t-il par exemple des institutions scandinaves pour réformer son nouvel État ? Les sources à notre disposition ne permettent pas de répondre.

     

    Il faut attendre les successeurs de Rollon pour comprendre l'administration du jeune duché.

    Chef viking ou prince chrétien ?

     
    Rollon

    L'installation de Rollon à Rouen n’inaugure pas la colonisation scandinave dans l’actuelle Normandie. Elle la renforce. En effet, selon Jean Renaud, des Danois s’étaient déjà installés à l’embouchure de la Seine, sans compter la colonisation régulière et indépendante sur les côtes du Cotentin.

     

    Rollon partage la terre « entre ses chevaliers et des étrangers » précise Guillaume de Jumièges. Au vu de la toponymie, les colons s'établissent près des côtes et en Basse-Seine. Mais le pays est loin d'avoir été déserté par la population locale.

     

    Celle-ci avait fui les affrontements, mais une fois la paix rétablie et les nouveaux seigneurs installés, la vie reprit son cours normal.

     

     

    Après le traité de Saint-Clair-sur-Epte, Rollon poursuit ses expéditions de pillage ou ses tentatives plus ou moins réussies d'extension territoriale. Il fait également preuve de sévérité à l’égard des hommes du roi, comme le souligne Dudon de Saint-Quentin.

     

    L’anecdote qui suit est décrite comme étant légendaire par les historiens, mais elle marque le rejet de toute ingérence royale dans les affaires de Rouen. Donc, en 922, deux chevaliers sont envoyés par Charles le Simple afin de s’assurer de la sécurité de sa fille Gisèle, qu'il avait promise comme épouse au jarl des Normands.

     

    Ces deux chevaliers ne sont pas présentés à Rollon, et circulent sans autorisation dans le comté.

     

    Lorsque celui-ci apprend leur existence, il les fait capturer, et les amène sur la Place du Vieux-Marché de Rouen pour les décapiter aux yeux de tous.

     

    Cet épisode représente pour Dudon de Saint-Quentin et Guillaume de Jumièges le début de la dégradation des rapports entre le comte et le roi Charles.

     

     

    Lors de la déposition momentanée de Charles le Simple, les Normands de Rouen lui restent fidèles.

     

    Conformément aux clauses du traité, aucune flotte scandinave ne remonte la Seine pour piller le royaume franc. Mais les annales nous précisent qu'en 923, Rollon et ses hommes trahirent leur serment de 911. Selon Flodoard, Ragenold, chef des Vikings de la Loire, convainc « ses compatriotes de Rouen » de mener une entreprise de pillage jusqu’à Beauvais, ce qu’ils firent.

     

     

    Le chroniqueur insiste sur le nombre de captifs francs, mille au total, ce qui justifia la réaction de 924 du comte Herbert II de Vermandois et du roi Raoul, mandé par Hugues le Grand, fils du roi Robert Ier, le prédécesseur de Raoul. Ces deux personnages menèrent une expédition punitive

     

    sur le comté de Normandie.

     

     

    Rollon réagit à cet affront en poussant son armée cette fois-ci bien au-delà de l’Oise.

     

     

    Pour trouver une issue favorable, la diplomatie prit à ce moment-là toute son importance, et ce furent les ambassadeurs normands qui eurent le dernier mot, puisque le roi fut contraint de payer un tribut aux Normands.

     

     

    Rollon reçut également en réparation les régions duBessin et de l’Hiémois.

     

    Il ne faut pas oublier que la population continuait de payer le danegeld au comte, et ce jusqu’en 926.

     

    D'après les Annales de Flodoard, chanoine de Reims, en 924, le jarl des Normands obtint du pouvoir carolingien Cinomannis et Baiocae

    (Le Mans et Bayeux), c'est-à-dire le Maine et le Bessin.

     

    Lucien Musset juge improbable la concession de tout le comté et propose plutôt de parler de la région de l'Hiémois.

     

     

    En 925, Flodoard retrace dans ses chroniques le parcours de Rollon sur les terres franques, qui rompit du même coup la paix de 924.

     

    Avec son armée, il prit position dans le comté de Flandre ; les villes de Beauvais, d'Amiens, d'Arras et enfin de Noyon furent tour à tour pillées et incendiées. Face à cette incursion, le comte Herbert et le roi Raoul allièrent de nouveau leurs forces pour piller le comté de Normandie.

     

    L’armée de Rollon les repoussa, mais le comte dut faire face à une révolte des gens du Bessin, qui refusaient certainement la nouvelle tutelle comtale.

     

    La répression franque ne s’arrêta pas pour autant, puisqu’un second assaut se prépara contre la jeune Normandie. Arnoul Ier de Flandre s'empara de Bresles, et dirigea l’ensemble de ses forces sur la forteresse normande d’Eu. Rollon y envoya des renforts, que Flodoard estime à mille hommes. Mais quel que fût leur nombre, les Francs eurent raison de la forteresse, qui tomba sous leur contrôle, et finit par être brûlée avec ses occupants. C’est grâce à l’intervention de Hugues le Grand que les hostilités cessèrent. Les Normands acceptèrent les termes de l’accord et rendirent les terres qu'ils venaient fraîchement de conquérir. Les fils de Baudouin II le Chauve, Arnoul Ier de Flandre et Adolphe de Boulogne, reprirent leurs possessions. Raoul de Gouy et Helgaud de Ponthieu en firent autant. Cette défaite normande ne fut pas cuisante puisque le comté de Normandie ne fut amputé d’aucune concession territoriale.

    Ces affrontements au niveau de la Picardie se placent dans un contexte d'effondrement du pouvoir royal dans cette région (le carolingien Charles le Simple est renversé par Raoul). La Picardie devenait à partir des années 920 « le terrain où se heurtaient les appétits des principaux dirigeants de la France du Nord19 » (jarl des Normands,comte de Flandre, duc des Francs et comte de Vermandois). Avec pour enjeu principal : le contrôle des contrées littorales du pays. D'où des conflits autour des forteresses d'Eu et de Montreuil.

    La fin incertaine de Rollon[modifier | modifier le code]

     
    Gisant de Rollon (Rollo, en latin), dans la cathédrale de Rouen.

    La date et les circonstances du décès du premier jarl des Normands restent incertaines. D'après Richer de Reims, Rollon le Marcheur meurt en 925, lors du siège du château d'Eu, conduit par Herbert II de Vermandois et Arnoul, comte de Flandre20. C'est, en effet, possible, puisque, en 927, on voit son fils Guillaume Longue-Épée prêter serment de fidélité pour les Normands. Toutefois,Flodoard, dans un passage ambigu, sous-entend que Rollon vivait encore en 92821. Surtout, selon Dudon de Saint-Quentin, le premier jarl n'aurait pas été tué : il aurait abdiqué en faveur de son fils, et vécu ensuite cinq ans encore.

     

    L'historiographie actuelle reprend généralement ce récit, et place la mort de Rollon vers 932-933.

     

    Par contre, l'historien anglais David Douglas ne croit pas à cette période de transition, et croit plutôt à une date de décès autour de 925-927.

     

     

    Selon Adémar de Chabannes, Rollon aurait pratiqué des sacrifices humains en l'honneur des dieux païens peu de temps avant sa mort, en 932-933, tout en faisant des dons aux églises normandes.

     

    Cette anecdote est douteuse !!!!.

     

     

    Selon le père Anselme, il est inhumé dans la cathédrale de Rouen, puis sa dépouille est transférée à l'abbaye de Fécamp dans la seconde moitié du xe siècle, sous le principat de Richard Sans-Peur, son petit-fils.

     

     

    Le gisant de Rollon, situé dans le déambulatoire sud de la cathédrale, est une copie du xixe siècle du gisant d'Henri le Jeune.

     

    Il a été installé à son emplacement actuel en195o. Jusqu'en 1944, le gisant de Rollon était placé dans la chapelle du petit Saint-Romain (collatéral sud).

     

    Proche stylistiquement du gisant de son fils, il devait dater de la même période, troisième quart du xive siècle, mais l'original a été détruit

     

     

     

    Sur le socle, se trouve une épitaphe :
    « IN.SINU.TEMPLI.ROLLO.QUIESCIT
    A.SE.VASTATAE.CONDITAE.NORMANNIAE.PATER.AC.PRIMUS.DUX
    LABORE.QUI.FRACTUS.OCCUBUIT.OCTOGENARIO.MAIOR.AN.CM.XXXIII »
    (Traduction : Au sein de ce temple, repose Rollon,
    père et premier duc de la Normandie, investie et relevée par lui.
    À bout de force de ce labeur, il succomba en 933, âgé de plus de 80 ans.)

     

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    LES MATIERES

    Au Moyen Age, le coton est inconnu, on utilise le lin, qui est tissé plus ou moins finement selon le rang et la laine que les riches font teindre.

     

     

    Au XIIIe siècle, on commence à intégrer le velours et

    le cuir est très apprécié.

     

    Les vêtements d'hiver sont doublés de fourures, une fourure que l'on utilise aussi comme ornementation. Les nobles et les riches marchands font orner leurs vêtements de motifs brodés.

     


    Les croisades ont fait découvrir à l'Europe les matières luxueuses comme la soie largement utilisée dans les habits de fête.

     



    Il ne faut pas oublier qu'il n'aurait pas suffit de sa vie entière pour un simple paysan (la majorité de la population) pour se payer une étoffe luxueuse comme la soie ou le velour.

     

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    Leurs vêtements étaient faits de lin épais et

    ils les gardaient souvent toute leur vie.


     

     

    LES VETEMENTS DES PAYSANS


    Le vêtement typique du paysan au Moyen-Age est composé d'un chaperon posé sur la tête et maintenu par une cape qui est accrochée autour du cou.
     

     

    La tunique, sorte de pull trés long (jusqu'aux genoux) se porte que des braies (sortes de pantalons).

     

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    Ils sont chaussés de housseaux, fabriqués en peau de mouton, qui tiennent avec des cordes nouées jusqu'en dessous des genoux.

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    Un chaperon

    Pour les femmes, les robes paysannes comportaient souvent des pièces rapportées ou supprimées au fil des saisons.

     


    En effet, la gent paysanne ne possédant que quelques pièces de vêtement, il était courant de rajouter notamment des manches, au moyen de liens, à une robe, afin de pouvoir en user été comme hiver.

     

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    LES VETEMENTS DES HOMMES



    Dans les derniers temps du Moyen Age, les chausses se confondent avec les braies, un caleçon s'attachant à la ceinture et descendant aux genoux.
     

     

    Au XVe siècle, les braies disparaissent presque complètement, remplacées par les chausses et le haut-de-chausses.

     

     

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    S'attachant d'abord entre elles à l'entre-jambes, elles ont ensuite été pourvues d'un triangle généralement fait de la même étoffe,

     

    la future braguette.



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    Giovanni_Battista_Moroni_009.jpg

     

     

     

     

    Le chainse, long vêtement de lin ou de chanvre,

    ordinairement blanc, est en quelque sorte l'ancêtre de notre chemise actuelle.

     

     

     

    La longueur seule distinguait les chainses d'homme de ceux de femme : genou pour les sieurs, cheville pour les dames.

     

     

     

    Le col gansé était fermé par un lien ou par un bouton.

     

    Portée à même la peau, son encolure ronde est pourvue d'un amigaut pour faciliter le passage de la tête.

     

    Au fil des siècles, il s'est raccourci dans le costume masculin, suivant l'évolution du pourpoint.



    Le doublet est un vêtement en toile doublée, rembourré de coton et piqué.

     

    Il se portait directement sur la chemise.

     


    Au départ vêtement de dessous, il s'est peu à peu rembourré et substitué à la cotte et au surcot.



    Les hommes ont adopté dès le XIVe siècle ce type de vêtements courts, ajustés à la taille, boutonnés, agrafés ou lacés sur le devant.

     

    La mode des habits courts a perduré pendant tout le XIVe siècle et suivants.



    Vêtement d'homme, le pourpoint est apparu dès la fin du XIIIe siècle, mais n'était pas encore très utilisé, du moins chez les damoiseaux à la mode.
     

     

    Surtout en faveur à partir de 1440, il remplace corset et cotte à la fin du XVe siècle.

     


    Vêtement souvent très riche, serré à la taille, il était porté par les hommes élégants.

     

     



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    LES VETEMENTS DES FEMMES



    Au Moyen Âge, le costume des femmes était ordinairement moins extravagant que celui des hommes.
     
    La pièce de vêtement principale était la robe, aussi appelée "cotte", qui était ajustée sur le buste et qui s'élargissait en une jupe à
    plis amples sous la taille.
     




    Le costume féminin au Moyen Age présentait certaines caractéristiques générales : le haut du corps était gainé tandis que le bas était allongé par la traîne, la silhouette cambrée au niveau des reins, large sur les hanches, ajusté sur le buste.
     
     



    Les coutures cintrées affinaient la taille.
     
     
    Petit à petit, les détails se multiplièrent :
    décolleté, coiffure, coudières et découpures...

    Le décolleté, d'abord largement arrondi, devint triangulaire
    au cours du 15ème siècle.


    Une mode venue d'Allemagne consistait à décorer le bas des robes, les extrémités des cornettes, de déchiquetures en lambeaux feuillus
    nommés "à la façon d'Allemagne".
     
    Cette nouveauté arriva en France vers 1430.
     


    A la fin du 14ème siècle, une coiffe de soie ou une résille perlée recouvrait l'ensemble des cheveux.
     
    Dessus était posé un voile qui formait sur la tête une sorte d'auvent,
    la huve.
     

    Ces coiffes à cornes variaient par leur forme et leur dimension.



    A la fin du 15ème siècle, cette coiffe était surmontée d'un fin bourrelet. Rapidement, il augmenta de proportion et devint plus haut. Elle étaient souvent ornées d'un long voile.
     
     
    Elles pouvaient mesurer jusqu'à 1m. Les femmes rasaient les cheveux qui en dépassaient au dessus du front en laissant juste une petite pointe de cheveux dépasser.



    Elle furent à la mode jusque dans les années 1480.
    Elles sont souvent appellées "hennin"mais il faut savoir que c'est en fait un dénomination satirique de ces coiffures.


    A Noter : Les dépenses vestimentaires des femmes, même celles concernant les reines et les princesses étaient toujours moins importantes et moins fréquentes que celles des hommes du même rang social.


     
     
    Agnolo Bronzino, Lodovico Capponi, 1550-1555, New York, Frick Collection
     
    LES ACCESSOIRES

    Les chaussures :

    Les chaussures à la mode de l'époque sont les poulaines.
     
    Elles existent déjà depuis plusieurs siècles.
     
    Elles sont devenues bien plus pointues au XVé siècle.
    Peu pointues elles signalent l'absence de noblesse de celui qui les porte.
     
     
    Plus la pointe est allongée plus le rang de noblesse de celui qui
    les porte est élevé.



    Au 15ème siècle, les femmes portaient tout comme les hommes des poulaines, mais aussi des patins dont la destination était de protéger les chaussures légères et fragiles lorsqu'elle sortaient.

     
     


    L'aumônière :

    D'usage quotidien, l'aumônière, également appelée escarcelle ou gibecière, se pendait à la ceinture.
     
    Contenant les objets dont on se servait habituellement, ainsi que de la monnaie, elle était portée indifféremment par les hommes et les femmes.
     
     
    Fermée au départ par un noeud coulant, l'aumônière a ensuite évolué vers des fermoirs apparents en fer, argent ou or.
     
     
    On peut aujourd'hui en voir quelques exemplaires au musée de Leeds (Angleterre).
     
     
     


    mode medievale Bouvignes

     
     
    Autres Accessoires


    Les hommes et les femmes fortunés du Moyen Âge aimaient porter des bijoux : bagues, boucles d'oreilles, broches…
     
     

    Les bijous étaient portés par de rares personnes au moyen age :
     
    rois princes, nobles ou riches marchands.
     
     
     
     
    Le bijou est avant tout un symbole de pouvoir.
     
    En se démocratisant peu à peu il devient aussi un symbole d'amour.



    Les ceintures sont des accessoires indispensables au vêtement médiéval qui ne comporte presque aucune poche.
     
    Aussi la ceinture permet-elle de suspendre les clefs, les petits sacs, les armes ou certains outils.
     
    Richement ornée elle peut prendre une grande valeur esthétique.

    La bague et la ceinture sont des objets souvent échangés par les amoureux.
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
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  • Histoire de la mode — Le sac à main

    Le sac a main a vécu bien des vies :

    retour sur l'histoire pas banale de cet accessoire pratique, porté depuis plus longtemps qu'on ne le croit !


     

    Le sac à main est un accessoire que beaucoup de femmes utilisent de façon quotidienne.

     

    À la fois pratique et parfait pour sublimer une tenue, c’est un objet qui existe depuis l’Antiquité, avant de traverser les âges et de se retrouver dans nos placards !

     

     

    Retour sur cette histoire pas banale que celle du sac à main.

    De l’Antiquité au Moyen Âge, des accessoires pratiques

     

     

    Pendant l’Antiquité, les premiers sacs à mains étaient utilisés par les esclaves, qui rassemblaient les affaires de leur maître dans des bourses plus ou moins grandes faites en poil de chèvre.

     

    Le comble du chic à cette époque est donc de voyager les mains vides.

     

    Cet accessoire a, jusqu’au Moyen Âge, un usage purement pratique.

     

    À cette époque, les voyageurs vont y transporter leur nourriture, les travailleurs y ranger leurs outils, les ecclésiastiques stockent des pièces de monnaie destinées aux nécessiteux dans un sac que l’on appellera l’aumônière (aussi utilisée par les riches, pour le même usage)… Chaque corps d’activité a donc sa bourse attitrée.

    paysans01

    Des paysans travaillant au champ, leur bourse à la taille.

    Ces petits objets très pratiques seront arborés autant par les femmes que par les hommes, car les vêtements ne sont pas encore dotés de poches. Les sacs s’attachent à la taille ou à la ceinture, et contiennent toutes sortes de choses !

    Chez les plus riches, un accessoire ressemblant à notre besace actuelle et appelé l’escarcelle était très à la mode. Elle était souvent dotée d’une serrure, car servait surtout à transporter de l’argent ou des bijoux.

    Bref, jusqu’au XVIIIème siècle, les ancêtres des sacs à main n’étaient en rien une coquetterie, ils avaient seulement un aspect pratique bien défini. Mais avant d’arriver à son stade d’accessoire de mode, il a quelque peu disparu de la circulation…

    Au cours de la Renaissance, le sac à main disparaît presque

    À partir du XVIème siècle, date à laquelle la période de la Renaissance s’empare de toute l’Europe, les différents sacs commencent peu à peu à disparaître — victimes de la mode, au sens propre du terme.

    Car les vêtements de l’époque, aux tissus bouffants et aux formes imposantes, permettent d’ajouter des sortes de poches en-dessous des jupons. On attache donc à la taille, sous les robes des dames et les culottes des messieurs, des sacs de toile ouverts sur le dessus, accessibles depuis l’extérieur par des fentes.

    Cet ancêtre de nos poches actuelles permet donc aux élégant•e•s de se débarrasser des sacs, qui ternissaient l’équilibre de la silhouette.

    elisabeth

    C’est clair qu’il y a de quoi ranger des tas de choses là-dessous — même des gens, je suis sûre.

    On porte à la main ce qui est nécessaire, et on range le reste sous ses jupons. Les plus riches et les membres de la cour, eux, ont bien évidemment des domestiques pour transporter les affaires dont ils ont besoin.

    Il revient à la mode à la fin du XVIIIème siècle

    Ce n’est qu’au XVIIIème siècle que l’on va recommencer à s’intéresser aux anciennes bourses et sacoches, pour les rattacher à sa taille. En plus des petites poches portées sous les vêtements, dans la haute société, on va se mettre à porter des châtelaines.

    Les châtelaines sont des accessoires en argent ou en or, que l’on attache à la taille, et sur lesquels des pendants sont agencés, afin d’y accrocher ce que l’on veut : des objets utiles comme de la décoration pure et simple. Il s’agit ici d’un premier pas dans la coquetterie des sacs à mains. Enfin, d’un de ses ancêtres !

    chatelaine

    Une caricature d’une femme portant une châtelaine

    Les premiers sacs à mains tels qu’on les connaît eux, vont (re)faire leur apparition au cours du XIXème siècle, petit à petit. En effet, dans les années 1800, au cours du Premier Empire, la mode est aux robes d’inspiration antique. Elles se resserrent, se simplifient, la taille est rehaussée : il est donc impossible pour les dames de continuer à mettre des poches sous leur jupes, et de porter des châtelaines à leur ceinture.

    mode-empire

    Un tableau retranscrivant bien la mode de cette époque.

    Les élégantes se munissent alors de sacs à mains assortis à leur tenue, dans lesquels elles mettent ce dont elles ont besoin, que ce soit à la maison (un nécessaire à couture, par exemple), ou dehors (un porte-monnaie, un éventail, des jumelles pour l’opéra…). Ces pochettes sont souvent rondes, parfois carrées, et ornées de pierres. Ce sont de véritables bijoux, et, comme ceux-ci, ils permettent de montrer à quel rang social on appartient !

    Les hommes, dans tout ça, gardent leurs pantalons à poches, et délaisseront les bourses d’années en années, pour ne plus en porter du tout.

    A la fin du XIXème, et jusqu’à aujourd’hui, il devient un accessoire féminin indispensable

    Peu à peu, les femmes ne peuvent plus se passer du sac à main, qui devient un accessoire indispensable, aussi coquet que les robes et les chaussures. Ils sont petits, et toujours parfaitement assortis à la tenue, voire coupés dans le même tissu.

    De plus en plus, la bourgeoisie développe un vif intérêt pour le voyage, que ce soit en train ou en bateau. Il faut donc produire des accessoires pour transporter les affaires des usagers. Le comble du chic est d’acheter des bagages personnalisés et luxueux, pour changer un peu des valises simples et sans design.

    harry-edwige

    Hedwige est blasée de ne pas voyager en cage Louis Vuitton

    D’ailleurs, Louis Vuitton fera fortune en devenant la marque fétiche d’Eugénie, la femme de Napoléon III. Peu à peu, les sacs à mains s’agrandissent, en s’inspirant de cette bagagerie de luxe. Ils sont pensés pour contenir plus qu’un éventail et un miroir de poche : on emporte avec soit de quoi s’occuper pendant le voyage.

    Cet accessoire connaît ensuite bien des fluctuations pendant le siècle, en fonction de la mode et de l’économie.

    Dans les années 1920, il se fait petit, pour ne contenir qu’un rouge à lèvres et un paquet de cigarette : parfait pour danser toute la nuit sur des musiques endiablées, pendant cette ère du charleston !

    Au cours de la décennie 1930, la minaudière est à l’honneur : petit sac rigide, elle est comme un bijou dans lequel on range peu de choses. Très élégante, elle est surtout réservée aux sorties.

    minaudière-rétro

    Un exemple de minaudière rétro, trouvée sur La Modeuse.

    Pendant les années 1940, la Seconde Guerre Mondiale fait rage. Les femmes délaissent leur traditionnel sac à main en cuir, porté quotidiennement depuis plusieurs années maintenant, pour les envoyer aux services militaires, où ils seront transformés pour renforcer les uniformes des soldats. Le tissu sera le matériau maître des sacs de dame jusque dans les années 1950, date à laquelle le cuir reviendra sur le devant de la scène.

    Au cours de cette seconde partie du XXème siècle, cet accessoire de mode restera privilégié par la plupart des femmes, que ce soit pour son côté pratique ou son côté esthétique.

     

     

    Quelle que soit la mode, il continue de sublimer bien des tenues, et que l’on aime notre sac grand, petit, en bandoulière ou porté au bout des anses, le moins que l’on puisse dire,

     

    c’est qu’il revient de loin !

     

     

    SOURCES

     

    http://www.madmoizelle.com/histoire-mode-sac-a-main-347119

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